Mabiette, Les Mastabas de F ancien Empire, p
3. Sur la prêtresse d'Hâthor à Dendérah, voir Marii m, i dérah, lexte, p. 86-87. Le chef du Bacerd Sali était uo homme, ie Kharp-Kaltou. Cf. BftUGScH, Dictionnaire phiquet |>. 1368.
4. Ce petit personne] <i-t ônuméréau Papyrus //<><>,/. pi. il Maspero, Éludes égyptiennes^ t. II. p. SMi»
il en faisait environ soixante. Les jours de fête é\ aient aussi nombreux. Il y en avait de plusieurs sortes, ce qui chargeait le calendrier et entretenait dans la population une vie religieuse intense. Comme la religion était à peu près tout chez les Egyptiens, on s'explique qu'ils aient multiplié les actes ayant pour but de la manifester et même de l'organiser. C'était un procédé très régulier et très naturel, car on pratique fréquemment ce que l'on vil profondément1.
Comme on faisait beaucoup de dons aux dieux, les temples finirent par posséder des richesses considérables. Beaucoup de stèles enregistrent, pour l'époque saïte, des donations de ce genre faites à un dieu par un particulier ou même par un autre dieu; elles consistent, pour la plupart, en lots de terre ou de maisons2. Accumulées pendant des années et des années, ces donations constituaient à la longue des fiefs sacrés, hoipoa-noutir3. Comme toujours, ces donations étaient une satisfaction donnée au besoin religieux. L'homme donnait des biens à la
1. Sur le culte on peut voir,. A. Moret, Le Rilueldu cullc divin journalier en Egypte, Paris, 1902.
2. Révillout, Acle de fondation d'une chapelle à Ilor-merli dans la ville de Pharbaelus, et Acte de fondation d'une chapelle à Bast dans la ville de Bubastis, dans la Revue égyplologigue, t. Il, p. 32- 1 1 : MàSPERO, Noies sur plusieurs points de grammaire et d'histoire, dans lùZeitschrifl, 1881, p. 117, et 1885, p. 10; Sur deux stèles récemment découvertes, dans le Recueil de travaux, t. XV, p. 84-
3. On voit par le Grand Papyrus Jlurris quelle était la fortune d'Aiiioii à la fin du règne de Rauisès III. Pour les richesses de l'un des temples de Bubastis, voir Naville, Bubaslis, p. Cl.
Cil. XI. — LE CULTE .*>1 1
divinité afin de gagner ses faveurs el sa sympathie, parce qu'il estima il que la reconnaissance obligerait la divinité d'être généreuse el de récompenser son (idèle serviteur. Ces manifestations religieuses se rencontrent partout, parce que l'homme, composé d'Ame et de corps, éprouve forcément le besoin de traduire son culte et par des acles intérieurs et par des actes extérieurs. C'est la psychologie de la vie religieuse, dont les lois jaillissent du fond même de la nature humaine. Le sceptique criera sans doute à la superstition, au fanatisme. Le psychologue, lui, voit dans la moindre de ces formalités extérieures, dans le plus petit geste corporel, l'expression d'une profonde loi religieuse. L'homme qui croit aux influences supérieures, et qui règle sa vie d'après celte croyance ou plutôt qui vit sa propre croyance, va à la divinité par tout sou être : par son Ame et par son corps, par ses pensées ('I par ses mouvements extérieurs, par le don de soi-même el de ses biens, par l'abandon de ce qu'il esl et de ce qu'il a. Tant qu'il y aura des religions, il y aura des temples, et tant qu'il y aura des temples, les foules y viendront prier, gémir, implorer, adorer el déposer aux pieds du Dieu, qu'elles y cherchent, le (ri bu! de leur amour, de leur attachement et de leurs richesses. Cesl le résultai inévitable du sentiment divin qui règne au fond de la conscience humaine.
Pour donner une idée plus complète de celle hiérarchie sacerdotale, nous jugeons utile de transcrire ici la liste des principaux titres de ses membres.