‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 185 sur 220 · tbid · texte numérisé non relu

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\\. Ilml, LXV. Cf. V. LORET, /.es fêlée du mois </<• khoinh, <l,ui- le

Jirruril, i. i v, p. vi, 32-33, i. V, p. B6-9B; Le Rituel du culte, p. 74. Il para il .\ u j ou r< l lui i certain qti'Osiria étail un dieu agraire; cf. Lévy, dans Année sociologique, l. \n, p. 322.

Les Égyptiens célébraient les fêtes religieuses avec beaucoup de démonstrations : « Elle [la citep ne s'éveillait complètement que trois ou quatre fois l'année, au temps des panégyries solennelles « du ciel et de la terre » ; alors ses maisons s'ouvraient et versaient leur population au dehors, le tumulte de la vie emplissait les places et les carrefours. C'était d'abord le jour de l'an, et, bientôt après, la fête des morts, YOuagaît. La nuit du 17 Thot, les prêtres allumaient devant les statues, dans les sanctuaires et dans les chapelles funèbres, le feu dont les dieux et les doubles devaient se servir pendant les douze mois suivants. Presque au même instant, le pays entier s'illuminait d'un bout à l'autre : il n'y avait famille si pauvre qui ne plaçât devant sa porte la lampe neuve où brûlait une huile saturée de sel, et qui ne veillât jusqu'à l'aube en repas et en conversations1. Les fêtes des dieux vivants attiraient une foule considérable, et non seulement des nomes les plus proches : on y venait de fort loin, par caravanes ou sur des bateaux chargés de marchandises, car le sentiment religieux n'en excluait pas l'intérêt commercial, et le pèlerinage s'y terminait en foire. Ce n'étaient durant plusieurs jours que prières, sa-

1. « La nuit du 17 Thol — qui serait pour nous la nuit du 16 au 17 — était, comme on le voit d'après la Grande Inscription de Siout (lig. 36et suiv.), désignée pour la cérémonie d'Allumer le feu devant les statues des morts ou des dieux. Comme à la Fête des Lampes dont parle Hérodote (II, lxii), l'office religieux était accompagné d'une illumination générale qui durait toute la nuit; elle devait avoir pour objet de faciliter aux âmes des morts la visite qu'elles étaient censées faire alors à la maison de famille ».

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crifices, processions où les fidèles, vêtus de blanc et la plume à la main, escortaient les prêtres en chantant des hymnes. « Les dieux du ciel en poussent des A h! oh! de contentement, les habitants de la terre sont pleins d'allégresse, les Hathors battent leur tambourin, les hautes dames agitent leurs fouets mystiques, tous ceux qui se trouvent dans la ville sont ivres de vin et couronnés de fleurs, les artisans de la cité se promènent en joie, la tète parfumée d'huiles odorantes, tous les petits jubilent en l'honneur de la déesse, du lever du soleil à son coucher »*. Les nuits étaient aussi bruyantes que les jours : on rachetait vaillamment en quelques heures de longs mois de torpeur et dévie rangée »-.

Exigera-t-on que l'on fasse la théorie du sacrifice et que l'on cherche à dégager l'idée qu'en avaient les Egyptiens ? Ce sérail sans doute prématuré, parce que les textes ne nous fournissent pas des renseignements concluants. On ne peut donc que hasarder des hypothèses, mais ces hypothèses ont une valeur, parce qu'elles se ramènent aisémenl au cadre général des idées el des rites religieux dans l'histoire de l'humanité.

En Egypte, le sacrifice a eu la même signification H la même portée que chez fous les autres peuples de Panfiquilé. On veul tout d'abord apaiser la divi-

1. « C'est ce que l'on appelait assez crûment à Dendérab la Fêle de V Ivresse ».

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