LA VIE FUTURE
nutieux cl jusqu'à un certain point pénible. Chacune de ces âmes devail décliner ses titres et prouver que, de son vivant, elle avait appartenu à un féal d'Osiris, amakhou khir Osiri, l'un de ceux qui avaient pris le parti d'Horus dès le débuJ même des hostilités lyphoniennes. On les appelai! les suivants d'Horus », Shosouou Horou, c'est-à-dire ceux qui, pendant les guerres lyphoniennes. avaienl
suivi Ilorus1. En souverain dévoué, Horus voulut
leur conférer les honneurs n^nji2ià djQ.aL-a.v-aTU^aui I )sins. Il convoqua donc auJi2jiL^e-Jc±LiLUiaxbixxe. les dieux qui avaient pris pari à rcinhnnmeiueul d'Osirjs^Thot et Anuhis, Isis et Nephlhys cl ses qua Ire en l'a n[sj H A pi , ()a hhsonoiLL^ui^ij^J^QliLU maoutif pour proçfidex à Ieut' cnibauinemenL Jls rcpclèrcnl ahsolunienl les niènies cérémonies et les m èines formules que celles qu'on avaitemployces pmir jVm^anmement d'Osiris, et opérèrent de la sorte une transfomialiou, Le morl devinl un véritable Osiris el joignit à son nom celui du dieu. S il avai! été par hasard Menkaourî ou Sakhomka, il devint Osiris Menkaourî ou Osiris Sakhomka, juste de voix. Ils célébrèrent ensuite les cérémonies de Voiwixdww—diLja bouche et <lt'ï yeux el animèrent ainsi la momie. Le morl recouvrait loulcs les fonctions de la yjj^ji^xùijl 1(>S hommages qu'on voulait
bien lui offrir et serrai! contre sa poitrine son à uje,
1. I.ii'-ii-. A 0$ trahi der irichtii/slt'ti / 'rlnuiilcn. pi. ni, frag. I,
lig.9-10.
représentée par un oiseau à tête humaine l. On l'équipait ensuite des amulettes et on l'instruisait des formules dont on avait gratifié Osiris. Aussi porte-t-il dans les textes les noms de khou âpirou, « Mâne équipé », et de khou aqîrou, « Mâne instruit » 2. Ainsi équipé, le mort partait à la recherche du Champs des Souchets. Comme le voyage était difficile et même dangereux, on avait soin de le prémunir contre toutes les surprises. On déposait donc dans son cercueil un papyrus, qui contenait une carte détaillée des régions qu'il avait à parcourir, ainsi que les mots d'ordre destinés à lui ouvrir les chemins et les issues. Ce papyrus est connu aujourd'hui sous le titre de Livre des morts 3. Si le double observait ponctuellement les prescriptions du Livre des morts, il arrivait sans encombre au terme de son voyage. En quittant sa tombe, il se dirigeait vers le désert, en escaladant, le bâton à la main, la pente des montagnes d'Occident4. Dans le désert, il se trouvait toujours quelque oiseau bienveillant et provident pour lui
1 . Voir la reproduction de ce tableau dans Maspero, Histoire, t. I, p. 183.