Édit. Naville, t. I, pi. cx-cxn
2. Pour une. description de ces scènes, voir Maspero, Catalogue du musée étjijplien de Marseille, p. 36-39.
:{. Livre des morts, chap. lxxvi, édit. Naville, t. I, pi. lxxxvii, Iil'. 1-2. Cf. aussi chap. civ, édit. Naville, t. I, pi. cxvr, lig. 4-5; Lepage-Renouf, .1 second Noie, dans les Proceedings, t. XIV, p. 399-400 ; Lefébure, Étude sur Abydos, dans les Proceedings, t. XV, p. 113-114.
Cil. XII. — I.A VIE FUTURE 349
Osiris (''lait assis au fond dune salle immense et fastueuse, sous un naos, plongé dans un demi-jour dont l'obscurité ajoutait à la majesté de la scène. Isisel Nephthys se tenaient derrière lui. A sa gauche et à sa droite quarante-deux assesseurs, choisis chacun dans une des villes qui reconnaissaient son autorité, attendant qu'on voulûl bien leur adresser la parole. Horus, fils d'isis, amène le morl devant le naos d'Osiris l. Thol et Anubis pèsenl le cœur du mort dans la balance de vérité2. L'âme s'avance jusqu'aux pieds du trône d'Osiris, portant dans ses mains l'image de son cœur ou de ses yeux, complices de toutes ses actions bonnes ou mauvaises3. Elle fleurait humblement la terre ' , se relevai! et, les mains placées devant le visage, prenail la parole et Taisait une confession de toute sa vie terrestre5.
1. Voir la représentation de «-t'iir scène dans Maspero, Histoire, t. I, p. 189.
2. Naville, Todtenbuch, I. I, pi. cxxxvi, \^. Voir la reproduction de 1;> scène dans Maspero, Histoire, t. I p. 188.
:{. Cette image donne à penser -i1"' 'r^ Égyptiens regardaient le cœur el les yeux comme les principaux organes de la moralité.