‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 200 sur 220 · Édit. Naville, t. I, pi. Lxxin · texte numérisé non relu

Édit. Naville, t. I, pi. Lxxin

2. Livre des morts, chap. clxiii, édit. Naville, t. I, pi. clxxvi-

CLIXVIIl .

3. Voir un dessin représentant cette scène dans Maspeho, Histoire, t. I, p. 181.

1. Livre des morts, édit. Naville, t. I, pi. lui, P b. En voir la reproduction dans Maspero. Histoire, l. I, p. 186.

Cil. XII. LA VIE FUTURE 347

elle ne sortait qu'à demi-corps des lianes brûlés de la montagne '. Si le double s'adressait à elle et la priait suivant le rite convenu et obligatoire, elle se montrait compatissante, le chargeail sur ses épaules, et, lancée au galop, elle l'emportai! à travers ces contrées horribleset maudites -. Arrivé au nord, le double s'arrêtait sur les bords du lac de Klia, d'où il entrevoyail dans le lointain les îles bien heu renses. Comment y abordait-il? Deux traditions circulaient à ce sujet : Tune hès ancienne, disait que Thol l'ibis l'attendait là, l'enlevai! sur s<-s ailes el l'emportait dans les îles bienheureuses : celle tradition est souvent mentionnée dans les textes des Pyramides :{ ; l'autre, bien ancienne aussi, affirmait qu'un bac Taisait le service de transbordement entre la terre el les lies bienheureuses : elle esl égalemenl consignée dans les textes des Pyramides K Le dieu qui pilote le bac commence par interroger le voyageur. La barque, qui esl une fée, continue l'interrogatoire, el le dialogue suivant s'engage.

Le mal disait : << Dis-moi mon nom ».

Le voyageur répondait : c< (.'chu qui conduit l<i grande déesse sur son chemin est ton nom ».

1. Livre des morts, chap. clxxxvi, édit. Naville, i. I. pi. ccxii.

2 Lanzone, Dizionario di Mitologia, pi. < i < xxu, ? ; Lei mans, Monuments égyptien* <ln Muser d'anliquiléi des Paya-Bat ù Le y de % lll"|i.-iii. pi. \u. Voir la reproduction '!<' ce dernier dessin <\ ids

M ISPERO, Histoire, I . I, |». 187.

:;. 7W/. Kg. 185-200. Cf. Recueil, t. V. p. 22-23. I. Papi I , lig.396 m. Cf. Recueil, t. \ l. p. 161 16

Les bras disaient : « Dis-moi mon nom ».

Le voyageur répondait : « L'échiné du chaca. Oiiaponaîtou est ton nom ».

Le calcet disait: « Dis-moi mon nom ».

Le voyageur répondait : « Le cou cTAmsît est ton nom ».

Le voile disait : « Dis-moi mon nom ».

Le voyageur répondait : « Nouît est ton nom ».

Toutes les parties de la barque lui posaient, l'une après l'autre, la même question. Si le double répondait exactement à cette série de questions, il montrait qu'il avait le droit de passer sur le bac. Dès lors la barque magique consentait à le prendre et à le transporter à l'autre rive. Le chapitre xcix du Livre des morts est entièrement consacré à la cérémonie des interrogations et de ramenée du bac *.

Lorsque le mort abordait à la côte des îles bienheureuses, il était accueilli par les divinités qui formaient la cour d'Osiris, par Hâthor, par Anubis, par Nît, par les deux Nouît, maîtresses de la Vérité et de la Justice, et par les quatre enfants dTIorus2. C'était une véritable escorte d'honneur qui avait charge de l'introduire. « J'entre au palais du prince, dit le double, car l'oiseau me conduit » 3.

Page 1