‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 203 sur 220 · IV. — LE JUGEMENT OU LA CONFESSION NÉGATIVE · texte numérisé non relu

IV. — LE JUGEMENT OU LA CONFESSION NÉGATIVE

« Salut à vous, maîtres de Vérité, salut à toi, dieu grand, maître de Vérité et de Justice ! Je suis venu sous toi, mon maître, je suis amené pour voir tes beautés ! Car je te connais, je connais ton nom, je connais le nom de tes quarante-deux divinités, qui sont avec toi dans la Salle des deux Vérités, vivant des débris des pécheurs, se gorgeant de leur sang, en ce jour où l'on rend ses comptes devant Onnophris2, le juste de voix. Ton nom à toi, c'est le dieu dont les deux jumelles sont les dames des deux Vérités : or, moi, je vous connais, Seigneur des deux Vérités, et je vous apporte la Vérité, j'ai détruit pour vous les péchés ».

Après ce préambule protocolaire, l'âme commençait sa confession négative. « Je n'ai point commis d'iniquités contre les hommes. Je n'ai point opprimé les petites gens. Je n'ai pas opéré de détournements dans la nécropole. Je n'ai jamais imposé du travail à homme libre quelconque, en plus de celui qu'il faisait pour lui-même. Je n'ai point transgressé, je n'ai point faibli, je n'ai point défailli, je n'ai point accompli ce qui est abominable aux dieux. Je n'ai pas fait maltraiter

. 1. Cette confession est dite « négative» par les égyptologues, parce que le mort s'y exprime presque toujours en termes négatifs ; il dit ce qu'il n'a pas fait, mais il ne dit presque jamais ce qu'il a fait.

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