DlODORE, I, \\i, LXXIII
3. Maspero, Histoire, l. i, p. 303, n. 5. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
L HÉRODOTE, [I, CLX1V, I LXVIII. DlODORI, 1. IX VI II, LXX1II-LXXIV.
pas beaucoup les origines de la classe militaire. Comme tous les débuts, celui-ci n'est pas facile à déterminer. « Peut-être ne comprenait-elle [la classe militaire] au début que les descendants de la race conquérante » *. A l'époque historique, l'armée se recrute dans tous les rangs de la société. Les fellahs indigènes, les Bédouins du désert, les Nègres, les Nubiens, les prisonniers de guerre et même les aventuriers peuvent y entrer. La garde royale de Ramsès 11 embrassait des Shardanes ; plus tard on voit figurer des Ioniens, des Gariens et des mercenaires grecs. En Egypte, la profession militaire était une vraie carrière. Chaque soldat recevait de son chef un domaine, où lui et sa famille trouvaient de quoi se nourrir. Au ve siècle avant l'ère chrétienne, ce domaine embrassait douze aroures de terre labourable 2. Comme l'aroure valait 27, 82 ares, le fief militaire comprenait donc 27,82 X 12 == 333,84. « Les fiefs militaires de l'antiquité étaient presque triples, par l'étendue, de ces abadièhs reconnues suffisantes dans l'Egypte moderne, pour nourrir toute une famille de paysans : ils devaient donc assurer non pas seulement la vie, mais l'aisance à leurs propriétaires » 3. Suivant une tradition, c'était le fabuleux Sésostris lui-même qui avait fixé cette dotation militaire 4. Les soldats