‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 41 sur 220 · Maspero, Histoire, t. I, p. 306, n · texte numérisé non relu

Maspero, Histoire, t. I, p. 306, n

4. Dioboiu:, I, liv, lxxiii, xcm. Cf. Aristote, Polit. VIII, ix.

cil. II. KTAT SOCIAL DE L'EGYPTE 63

étaient exempts de toutes les taxes. En temps de paix, ils vivaient comme 1rs autres citoyens, cultivant leurs champs, paissanl leurs troupeaux el vaquant à leurs affaires domestiques. < lomme quelques-uns d'entre eux jouissaient d'un pen de forlune personnelle, ils affermaienl leur fief militaire et en percevaient un revenu qui augmentai! leur bien-être. Ce détail nous vienl d<> Diodore <l«' Sicile. « Les agriculteurs, dit-il, passa te ni leur vie à cultiver les terres qui leur sont affermées ;i prix modéré par le roi, par 1ns prêtres cl par les guerriers » '. Les soldais égyptiens n'avaienl pas beaucoup de goût et d'aptitudes pour la guerre -. Pour leur inspirer un peu d'ardeur martiale, on leur donnait des fiefs. On les prenait ainsi par l'intérêt, motif qui est aussi puissant que les autres. 1 ►iodore le dit expressément ; on donnait des fiefs aux guerriers « afin que la possession de ces l'omis de terre les rendit plus zélés à s'exposer pour leur pays

Dans la distribution des lois militaires, on pratiquai! une espèce de roulement. A force de rester toujours à la même place et <\r cultiver le même champ, on était exposé à oublier qu'on le tenait du souverain ou du prince, et à le considérer comme son bien propre. Pour parer à cei inconvénient, on leur retirait de temps en temps leur fief pour leur en concéder un autre de la même étendue. D'après

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