‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 75 sur 220 · Du caractère religieux de la royauté Pharaonique, p · texte numérisé non relu

Du caractère religieux de la royauté Pharaonique, p

Cil. VI. — LA RELIGION PRIMITIVE 125

prétendaient agir sur les malades par la seule vertu

des formules magiques el des amulettes.

Ainsi donc la magie tenait une grande place dans les préoccupations et les pratiques «!«' la vie des Egyptiens. La Bibleesl i<'i un témoin authentique des coiiLunies égyptiennes. Lorsque le Pharaon a des songes inquiétants, M fail appeler l les magiciens et tous les sages de l'Egypte, H leur raconte ses songes. Mais personne ne peul les expliquer. Il s'adresse alors à Joseph, lequel lui donne l'explication de ses songes. Émerveillé, le Pharaon déclare à Joseph que personne n'est aussi sage et aussi intelligeni que lui '. Cel épisode a une couleur tout à fail égyptienne. Il nous montre que l'art de la magie était en honneur dans le paj s des Pharaons, et qu'on y recourait dans les circonstances critiques de la vie. Kl comme les songes étaient pour les anciens des phénomènes mystérieux, on s'adressait aux magiciens pour en avoir l'interprétation. Eux seuls étaient doués de dons extraordinaires, H dés lors eux seuls étaienl capaldes d'expliquer des phénomènes, qu'on attribuait à des puissances supérieures, à drs génies cachés. Les magiciens nViaieni pas une caste ordinaire. Jls constituaienl une caste honorée, privilégiée. Comment en aurait-il pu être autrement pour des hommes qui étaient censés connaître les secrelsde

la nature et les desseins des dieux 1. ( il \. \i.l, 1 et BUlV,

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