Di. Roi gé, Discours d'ouverture, 19 avril
2. Moret, Du caractère religieux </<• /<< royauté Pharaonique, \). 59 ci suiv.
situdes. Y a-t-il un rapport quelconque entre le Sa et le sperme générateur ? On ne sait. On peut le supposer, et, pour ma part, je ne serais pas loin d'y voir une relation, d'autant plus que le mot Sa se ramène assez facilement au verbe mas, masou, qui signifie « engendrer », naître ». M. Moret prétend même que le Pharaon est ordinairement symbolisé par Horus le fils de la Vierge Mère immémoriale *. Je ne sache pas qu'aucun égyptologue ait trouvé, dans les textes, des traces d'une Vierge Mère. De même l'analogie entre la représentation d'Amon sous forme d'épervier et la colombe évangélique est trop vague, pour qu'on puisse y asseoir une conclusion sérieuse.
Le développement et l'application de la magie ne pouvaient pas ne pas avoir une répercussion sur la médecine. Dans l'antiquité la magie et la médecine ont toujours été liées l'une à l'autre. On demandait à des opérations mystérieuses la guérison du corps, et cette dernière était regardée comme un phénomène surnaturel. Les Egyptiens ont connu la médecine magique. Le breuvage de mandragores à Élephantine avait sûrement une signification de ce genre. On croyait trouver la santé dans cette boisson, et l'on était d'autre part convaincu que cette herbe avait une vertu occulte pour guérir les infirmités corporelles. Voilà pourquoi on y recourait lorsqu'on se sentait indisposé. Nous verrons d'ailleurs que les exorcistes, médecins improvisés,