MaSPERO, Histoire, I. i, p. Si
RELIGION DM tal PTIINS. — 9.
Egyptiens n'était-elle pas à tout diviniser ? Tout le mobilier de leur culte fut transformé en divinités. Le verrou du naos, l'encensoir, la résine, le parfum de la résine, le fard et les huiles pour les onctions saintes étaient autant de divinités. On rendait un culte à la Bandelette blanche et à la déesse Taït, qui n'était rien d'autre que la bandelette verte qui servait à emmaillotter la statue du dieu. Tout ce qui touchait au dieu était à plus forte raison divin, et l'offrande elle-même était une divinité *. Un texte des Pyramides a résumé à grands traits ce Panthéon: « En paix sont tous les dieux du Nil, de la terre et des eaux ; les dieux du Sud et du Nord, tous les dieux de l'Est et de l'Ouest, en paix sont tous les dieux des nomes et tous les dieux des villes ». L'imagination ardente des Egyptiens se donna sur ce terrain libre carrière. La situation géographique et les conditions climatériques du pays influèrent aussi sur le choix des divinités. Le texte des Pyramides, que nous venons de citer, pose les bases d'une classification. On est obligé de suivre un ordre, un plan ; car une classification même imparfaite et provisoire sert à nous orienter dans ce monde divin 2. La division en trois groupes : dieux de la terre, dieux des eaux,
1. Moret, Le Rituel du culie divin, pp. 43, 16, 79, et 116,116- 120, 198-200, 244,238, 180-185, 189, 105 et 222.
2. La classification de M. Maspero est une des meilleures. Elle n'est en somme que le développement du texte des Pyramides. C'est celle qu'on suivra ici dans les détails, en la modifiant lorsque le besoin s'en fera sentir.
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dieux du ciel, indiquée dans le texte des Pyramides, esl la plus commode et la plus rationnelle. La terre, les eaux et le ciel : les Egyptiens oe connaissaienl pas autre chose.