‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 96 sur 220 · BRUGSQH, Recueil des Monuments, I. I. pi. XVII · texte numérisé non relu

BRUGSQH, Recueil des Monuments, I. I. pi. XVII

7. Biot, Sur un calendrier astronomique, p. 102 111, pense que le Lion égyptien n'a rien <l<% commun avec le noire; il Berail composé de petites étoiles appartenant à la constellation grecque de la Coupe <>u à la continuation de l'Hydre, de Borle qu< tête, son corps et sa queue feraient Buite a i de l'Hydre enti

et { de cette constellation ou -y de la Vierge Maspero, toire, l. 1, p. 7:>, u. 1 .

vier. C'est à force de patience et d'investigations qu'on est parvenu à les distinguer1. A l'heure actuelle on peut donner quelques renseignements sur ces planètes. Ouapshetatooui, notre Jupiter, Kahiri, notre Saturne, Sobkou, notre Mercure, conduisaient leur barque devant eux, comme Râ ; au contraire, Doshiri, notre Mars, conduisait la sienne à reculons. Bonon (l'oiseau), notre Vénus, se manifestait sous deux formes: elle était l'étoile du soir, Oaâili, qui s'avance pour donner les premières indications sur la proximité ou le commencement de la nuit ; elle était l'étoile du matin, Tiou-noirfiri, qui salue le soleil, quelques moments avant son lever et annonce le jour 2. Mais les planètes les plus importantes étaient Sâhon, notre Orion, et Sopdit, notre Sirius. Sâhou se composait de quinze étoiles : sept grandes et huit petites ; groupées, elles dessinaient un coureur lancé à travers l'espace. Une statuette en bronze du musée de Gizéh le représente debout : sa tête est surmontée de la plus brillante de ses étoiles. D'autres peintures nous donnent une scène plus complète. Sâhou tient dans sa main droite une croix ansée et, de la main gauche, il appelle la déesse Sothis. La déesse est debout : elle a la tête couronnée du diadème et tient le sceptre au poing ; elle

1. Lepsius, Binleiiung zur Chronologie d. lEggp. p. 84 et suiv. ; I'.i.i gsch, Nouvelles recherches, p. 141) et suiv. ; E. deRougé, Note sur les noms égyptiens des planètes, dans le Bulletin archéologique de l'Alhénœum français, t. II, p. 18-21, 25-28.

2. Brugsch ; Thésaurus, p. 72 et suiv.,Z)/e lEggplologie, p. 322-

Cil. v. — LES DIEUX DE LA RELIGION POPULAIRE 1 T>T

répond à l'appel de Sa hou el le suit. Cette représentation se trouve au Ramesséum ' el au tombeau de Séli I*""2. Dans les représentations de la pluparl des temples d'époque gréco-romaine, à Dendérah, à Edfou, à Esneh, Sothis <isl une vache dans la barque3. Sirius est entre ses cornes ri trois étoiles s'alignent horizontalement sur son échine. Mil*' brillait môme le jour, et alors elle produisait I«'s phénomènes de la lumière zodiacale. D'après une autre tradition, Sâhou était un chasseur sauvage '•. Pendant le jour, il traversait le firmament, parsemé d'astres. Dès qu'il apparaissait, « les astres se préparaientau combat, les archers célestes se précipitaient, les os des dieux qui sont à l'horizon tremblaient à sa vue ». 11 cherchait en ellVI pour gibier les dieux mêmes, et il s'en nourrissait. Son menu était bien réglé :1e matin, à son déjeuner, il dévorail les grands dieux, à son dîner de midi, il mangea il les moyens ; les petits constituaienl son souper du soir. Chaque dieu, qu'il mangeail , lui communiquai! ses propres vertus : la sagesse s'il étail vieux, la jeunesse s'il était jeune ; Sahou s'enrichissait d<> ces apports el se conservai! ainsi dans tout<

splendeur, (le dernier mythe doil avoir une profonde signi-

1. Bi rton, Excerpta, pi. i.\ m ; Rosi llini, Wonumenli </<•/ <.'<///<>. pi. i.wi ; Lepsiub, Denkm. ni, 170.

2. l.i i u:i re, /.<• tombeau de Séti I- . i' part pi. um i, dans lei

Mémoires de lu Mission, t. il.

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