‹ La Religion de MiltonChapitre 34 sur 35 · FA · texte numérisé non relu

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marque l’affranchissement de toutes traditions dogmatiques, venant après la rupture avec les attaches disciplinaires. Nous avons vu, tour à tour, Milton rejeter l'autorité des Évêques et des Pères, et trancher la question du divorce dans un sens révolutionnaire. Mais le dogme semblait intact. En réalité, il se transformait, et Milton, sans s'attaquer directement à la doctrine, peu à peu s’y mettait à l’aise.

Si Joseph est bien John Milton, il a ses idées à lui sur l'âme, sur son état après la mort, et sur le baptême. Il s'attaque résolument aux problèmes les plus troublants de la foi, et sans se prononcer définitivement à leur égard, les aborde en hardi libre-penseur. Nova Solyma est trop intimement mêlé d'enthousiasme et de mysticisme pour qu'on en puisse dégager des idées absolument précises sur le dogme de son auteur. Mais nous sommés fixés sur l’hétérodoxie de plusieurs points secondaires en même temps que sur l'esprit qui présidera aux recherches futures. Sous l'attrait mystique et les poétiques envolées de Nova Solyma, serait-il permis de deviner le dogmatisme tranchant de la « Doctrine Chrétienne » ?

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