Lois, III, 687 e fin \ Phèdre, fin
bËSTINÉE DE l’homme 111
soudre les apories. De là, le caractère en apparence impersonnel de la prière selon Platon. Dans les 'Lois, en accord avec l’interdiction des cultes privés, la prière est envisagée principalement en fonction du culte public^ ; en tout cas si elle s’accompagne de sacrifices, elle exige l’entremise des prêtres ; et quiconque, s’il le veut, peut y participer^ ; l’État exerce un contrôle sur les poètes et les musiciens qui composent les prières chantées^. Le culte suppose certes, on l’a noté avec raison^, la présence des divinités, mais il ne faut pas que cette présence favorise, comme dans les mystères, l’exaltation du moi. La prière essentielle, celle qui prie pour savoir et qui demande la sagesse, n’est que l’aspiration profonde de l’homme, à travers toutes les recherches dialectiques, à se laisser guider par les exigences des Formes®.