‹ La religion des anciens Égyptiens;Chapitre 11 sur 13 · TT:P · texte numérisé non relu

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» Je m'adresse à toi, fleuve très saint, et je t'annonce l'avenir. Des flots de sang, souillant tes ondes divines, déborderont tes rives; le nombre des morts surpassera celui des vivants, et s'il reste quelques habitants. Egyptiens seulement par la langue, ils seront étrangers par les mœurs. Tu pleures, Asclépios ? Il y aura des choses plus tristes encore; l'Egypte elle-même tombera dans l'apostasie, le pire des maux. Elle, autrefois la terre sainte, aimée des dieux pour sa dévotion à leur culte, elle sera la perversion des saints; cette école de piété deviendra le modèle de toutes les violences.

» Alors, plein du dégoût des choses, l'homme n'aura plus pour le monde ni admiration, ni amour. »

Ces études dans lesquelles, autant que possible, nous avons laissé parler les Egyptiens eux-mêmes, nous ne pouvions mieux les terminer que par cet adieu pathétique et vibrant qu'un Egyptien de vieille roche adresse au passé.

SOURCES PRINCIPALES

LEFÉBunE (E). Rites égyptiens, Paris, 1890.

Ménard (L.). Hermès Trismégiste. Paris, 1867. MoRKT (A.). Le rituel du culte divin journalier, Paris, — Du caractère religieux de la royauté pha-

raonique, Paris, 1902.

Naville (E.). T/ie temple ofDeirel-Bahari, Vol. II et III. — The festival-hall of Osorkon II in the temple of Bubastis, Londres, 1892.

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