‹ La religion des pré-Israélites [microform]Chapitre 28 sur 70 · LE CULTE OU SERPENT · texte numérisé non relu

LE CULTE OU SERPENT

Nous avons remarqué que quelques monuments Égyptiens ont été conservés qui font allusion à des offrandes Typhoniques offertes au serpent. Il nous reste quelques représentations de semblables offrandes et nous savons

que le serpent Apap fat considéré comme animal Typhonique ou comme l'image de Set. Toutefois ce culte est caché dans les ténèbres et c'est peut-être encore en Phénicie qu'il faut aller à la recherclie de ses traces, parceque c'est là ou Ton sacrifia au serpent. Le culte du serpent était très répandu en Israël et nous lisons que ce fut seulement Chiskia ^ qui ôta les hauts lieux , mit en pièces les statues et brisa le serpent d'airain que Moïse avait fait^, parce que jusqu'à ce jour-là les enfants d'Israël lui faisaient des encensements. Si ce serpent doit être considéré comme l'image du bon dieu, de la puissance guérissante et bien-faisante , alors il était la représentation d'El, Bel ou Saturne, comme divinité propice, que nous trouvons aussi en Phénicie ; ou faut il qu'il soit considéré comme le principe du mal, du terrible, de ce qui nuit, dans ce cas il serait la représentation de Typhon en sa qualité de malin esprit, ou comme Typhon , le côté méchant d'El ou Bel. Quoi qu'il en soit, les deux hypothèses peuvent être établies d'après le récit dans les JN^ombres ' au sujet de l'érection du serpent d'airain. Nous y lisons: „Ils partirent de Hor tirant vers la mer rouge , pour faire le tour du pays des Edomites, mais le peuple perdit courage par le chemin. Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse: Pourquoi nous as-tu fait monter hors de l'Egypte pour mourir dans ce désert ? Alors le Seigneur envoya sur le peuple des serpents brûlants qui mordaient tellement le peuple qu'il en mourut grand nombre d'Israël. Alors le peuple vint vers Moïse et dit : Nous avons péché en parlant contre le Seigneur et contre toi. Prie l'Eternel qu'il ôte de nous ces serpents. Et Moïse pria pour le peuple. Et le . Seigneur dit à Moïse : Eais un serpent

brûlant et mets le sur une perche et il arrivera que quiconque sera mordu et le regardera, vivra. Moïse donc fit un serpent d'airain et le mit sur une perche et il arriva que quand quelque serpent avait mordu un homme, celui-ci regardait la tête du serpent et il fut guéri." Ce récit est évidemment du domaine des mythes, mais il est difficile à démontrer s'il doit être considéré comme ayant quelque rapport avec les sacrifices humains offerts au serpent. Il est clair cependant qu'ici le serpent principe du mal est chassé par le serpent principe bienfaisant. Si c'est un culte de Typhon comme esprit malin, alors il ne peut être adressé qu'au Typhon Égyptien et dans ce cas c'est un élément Égyptien introduit dans la religion. Mais si au contraire c'est un culte de Baal, le principe bienfaisant qu'il représente, ce sera un élément Phénicien dans la religion et comme tel la conséquence d'un pacte de confraternité qui existait entre les deux peuples.

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