LE BOUC ÉMISSAIRE
Nous lisons dans le Lévitique : „Aâron prendra de Rassemblée des enfants d'Israël, deux jeunes boucs en offrande pour le péché et un bélier pour l'holocauste. Après cela Aâron offrira le bélier pour le péché et fera propitiation tant pour soi que pour sa maison. El il prendra les deux boucs et les présentera devant .Téhova à l'entrée du tabernacle d'assignation: Et Aâron jet+era sur les deux boucs le sort, un sort pour Jéhova et un sort pour le bouc émissaire (Azazel). Et Aâron offrira le bouc sur lequel le sort sera tombé et le sacrifiera en offrande pour le péché. Mais le bouc sur lequel le sort sera tombé de bouc émissaire , sera présenté viyant devant Jéhova pour faire
propiiiation sur lui et on l'enverra au désert. Et quand l'offrande pour le péclié sera sacrifié, Aàron mettra ses deux mains sur la tête du bouc vivant et confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël et tous leurs forfaits selon toas leurs péchés et les mettra sur la tête du bouc et l'enverra au désert par la main d'un homme de ceux qui sont présents. Le bouc donc portera sur soi toutes leurs iniquités dans un pays étranger." ^ Comme nous avons vu plus haut, les cendres de la vache rousse suffirent' pour la purification des souillures , mais ce moyen de purifier du péché n'était pas suffisant et Ton se servit d'un second: le bouc émissaire ou Azazel. En Egypte on fit usage de la même manière de sacrifier dans le culte de Typhon. On égorgeait la vache rousse pendant les canicules, pendant de grandes sécheresses ou autres désastres et l'on chargea cet animal des péchés du peuple. Parfois on tâcha ^ de chasser cet animal dans le désert, que l'on considérait comme le séjour du malin esprit Typhon. Dans le cas que la sécheresse continua on égorgeait la vache afin de le punir. „C'était le temps que Ton célébrait la grande ofiErande de la purification;" dit Plutarque, que nous appellerions le jour de la grande réconciliation. Il est très intéressant pour comparer à ce qui précède, la communication d'Hérodote^ au sujet du sacrifice Égyptien: „Lorsque l'animal est pourvu du sceau, il est mené à l'autel ou il sera sacrifié. Ils versent du vin sur la victime et l' égorgent en disant des prières. Ils coupent la tête à la victime dans l'espoir que tous les désastres * y passeront et le portent" ailleurs. Là où se trouve un marché où les Grecs font le commerce, cette tête est vendue à ceux-ci , tandis que là où ce marché
n'existe pas, la tête est jetée à la rivière, alors ils la maudissent et prononcent ces paroles: Puisse tout le mal qui plane au-dessus des sacrificateurs ou qui menace l'Egypte, passer dans cette tête." Nous le voyons il est clair que le sacrifice d'Azazel est d'origine Égyptienne. Typhon, l'esprit du mal dans le désert, reçoit l'animal chargé du mal.
Cette solemnité eut lieu au commencement de l'automne comme en Egypte et aussi comme dans ce pays, c'était l'offrande principale à la fête de la réconciliatiou. Les rabbins ont fait plus tard d'Azazel un malin esprit * et comme tel il est souvent cité dans la littérature apocryphe. * H est très remarquable que les Arabes appellent aussi leur malin esprit du nom d'Azazel. ® Il est difficile de trouver la dérivation de ce mot. On l'a traduit par Azaleez, mais cela signifie chèvre et non bouc émissaire. Nous donnerions la préférence à lire cette phrase: „pour Azazel" dans l'antithèse de „pour Jéhova." Si cela est ainsi nous considérons ce nom comme un nom d'un dieu, composé peut-être des mots Aziz et El, nom du Mars Phénicien ou de Baal dans une de ses formes Typhoniques. '