‹ La religion du VédaChapitre 108 sur 380 · A. V. XI. 2. 23 sqq · texte numérisé non relu

A. V. XI. 2. 23 sqq

UIDRA

désert des monts et des forêts, pour se ruer sur les demeures humaines, du mome assaut furieux que lUidra et ses traits qui s('mentles fléaux ; et. si le vont est sa flèche, si lui mémo, dans le « chapitre des cent Paidras' », est surnommé le seigneur de la pluie, des nuées, des éclairs et des vents, ces appellations perdent toute leur valeur, à être noyées parmi une masse d'autres (jui rangent dans les attributions de Uudra les [)héiiom('ncs les i)lus variés de la nature ambiante.

Laffinité de Rudra avec les vents et la tempête cède le pas, en constance et en profondeur, à celle qui Tunit aux forêts et aux montagnes, ainsi qu'à sa puissance nocive et morbide. Il a beau être censé résider en tous lieux : monts, bois et arbres apparaissent comme ses habitats essentiels ; c'est là (pi'il se tient, armé de son arc, chasseur sauvage. Dans cet ensemble de représentations ont pu confluer bien des éléments, dont il serait téméraire de A-ouloir faire le départ. 11 est fort possible que le simple concept de malins esprits des morts ait atteint, dans la personne de Rudra, un développement qui lait égalé à celui des dieux du ciel'. Mais ce qu'on y reconnaîtra surtout, à des traits qui d'ailleurs restent aisément compatibles avec cette croyance animique, c'est la figure d'un dieu des monts et des bois, qui tantôt demeure unique en sa sublimité divine, tantôt se multiplie en un peuple innombrable deRudras'. Je le crois proche parent des créations de la mythologie européenne dont iSIannhardt a déroulé le magistral tableau : faunes, silvains, hommes des bois, génies des solitudes, et tous leurs similaires. C'est du désert, de la forêt vierge, de la montagne, que viennent aux demeures humaines les esprits des maladies ou les flèches de la contagion', bandes armées ou traits redou-

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