Hiranyalc. Gi . .S. II. .S. 7; A. V. V
2. .Selon Bergaigne iRcl. Véd., Il, p. 217), «la qualité de Rakshas est aussi attribuée k des mortels»: cest ce qui ne me semble point ressortir des textes qu'il cite. Sur le commerce des hommes avec les démons, leurs .lUiés. cf. supra p. 221 et infra p. 226. Cela ne veut pas dire quil ne se soit produit quelque confusion entre les uns et les autres ip. 222 1.
:5. Voir surtout: A. V. \'I1I. 6: Iliranyak. (u-. S. If. 3. 7: Pàrask. 1.16.23.
l. Hirai.i. I!. 7, et cl. Parask. 1. 16. 24, K. V. VU. 104. 22.
5. C'est pourquoi Ion supplie Agni et Indra d'anéantir les esprits malins «y compris la racine» {."a/iamùra, .<(iliaiurda): II. V. 111. 30. 17, X. S7. 19. On parle de leur pointe (n;jra\, de leurs trois pointes, de leur triple racine: P».. V. III. 30. 17, X. S7. 10. Ce ne sont pas là de simples métaphores; car dans le même contexte figurent, à titre d'êtres nocifs, « ceux qui ont ijour dieu la racine » (innradêca, R. V. VII. 104. 24, X. 87. 2 et 14i, et la femme « qui a la racine malfaisante» (A. V. I. 2S. 31, la racine où s'incarne le démon. — [Cf. V. Henry, A. y., VlII-lX, p. 43. - V. H.]
6. Naturellement il n'est pas toujours aisé d'opter entre les deux cas.
frère, de son époux, de son amant ; ou ils la suivent, l'un déguisé en chien, l'autre en singe, l'autre en un petit garçon tout velu; ils se changent en oiseaux et voltigent dans la nuit '.
Leur voix et leurs allures sont à l'avenant : on en voit qui, le soir, dansent autour des maisons en brayant comme des • ânes, ([ui bruisscnt dans les bois, qui éclatent de rire, qui boivent dans des crânes-. On en trouve partout, et jusque dans la mer : tel Piçâca vole par les airs ; tel autre rampe et monte jusqu'au ciel ; un troisième se plonge sous la terre. Le météore qui tombe est l'incarnation d'un Hakshas'. (( Détaché de part et d'autre ', le Hakshas traverse l'espace. )) Les «petites lueurs dans l'eau» (les feux follets?) sont des Piçâcas. Mais leurs gîtes favoris, ce sont les habitations mêmes des hommes : « du village où je mets le pied, s'enfuient les Piçâcas », dit un exorciste. On a vu plus haut qu'ils parcourent les villages et guettent ce qui se passe dans les demeures. Ils ont aussi des repaires dans le sous-sol de la maison : on prie Indra et le» Seigneur du sol » de les en chasser"'. De prédilection, — et ici la croyance de l'Inde se rencontre avec celle des peuples les plus divers, — ils hantent les carrefours, qui, par cette raison même, servent de théâtre à mille scènes magiques. Ce choix peut s'expliquer par des motifs variés : là où deux chemins se séparent, on est censé fausser compagnie à un esprit malin, en lui faisant prendre l'une des routes tandis qu'on prend l'autre ; ou bien, en un endroit très passant, on dépose le mal, qui trouvera aisément à qui s'attacher et laissera en
1. Cf. A. V. XVIII. ;?. 28, K. V. X. 162. Tj, A. V. IV. :57. 11, 1!. V. VII. 104. 18. A proprement parler, (lan.s la dernière stance, il ne s'agit point (les démon.s, mais des sorciers qui sont en relations avec eux et se clianffent en oiseaux de nuit: supra p. 221 sq.