A. V. VIII. C. 10, 11 et 11: lliran. Gr. S. II
3. Aussi en détourne-ton l'augure en récitant des «hymnes qui tuent les Rakshas » : Ivauç. S. 126. 9.
•1. Entendez: n'ayant pas, comme une plante, une racine immobile.
5. A. V. IV. 20. 9; Catap. Br. III, 1. 3. 13; A. V. IV. .37. 10, et cf. Rotli, Fi:<trirus.< an Bô/itlinf//., p. 97 (il faut sans doute lire jyâtar/nimlna/.dn); A. V. IV. 36. 7: Hirai.i. Gr. S. IL 3. 7: A. V. II. 14. 4.
OLDENBERli. — Vrt/d. 15
paix ^sa victime actuelle'. Mais la raison principale de cette préférence donnée par les sorciers aux carrefours, c'est évidemment qu'ils sont hantés des démons ; et, si les démons les hantent, c'est sans doute, ainsi qu'on l'a conjecturé, en tant que primitifs lieux de sépulture, rendez-vous des âmes des morts-.
Les esprits méchants' remplissent leur office, soit spontanément, soit à l'instii^ation d'hommes dont ils se font les alliés ou les serviteurs. Le Hi^^-Véda déjà mentionne « celui (jui attelle le IJaksIias ». le <( Kakslias de celui qui est riche en Yâtus », le « Yâtu de celui qui est riche en Yâtus » ; et l'un des noms du sorcier. jjôtnr/IiôJHt (( récipient du Yâtu », semble indi(iuer que le mauvais génie est censé résider dans l'homme son allié'. Bien caractéristique est la prescription suivant laquelle la victime d'une pratique magique doit sacrifier à Agni Yavishiha', '< qui expulsera hors de lui les Kakshas » : ainsi, suivant le procédé commun en pareille matière, le sorcier a déchaîné des démons contre son ennemi. On conjure le maléfice en disant à ceux-ci : « Celui à qui vous appartenez, dévorez-le: celui qui vous a envoyés, dévorez-le; dévorez votre propre chair"'. »
Le moment (jue choisissent les esprits nuilins et les revenants, c'est le soir ou la nuit. L'homme ([uc tourmentent les
1. A. \'. VL. 26. ~: Grierson, Bilulr Pca-'Cint Life, p. 107.
2. Ce sujet est inépuisiible : je n'y puise que quelques faits. Charinos magiques pratiqués dans les carrefours pour baunir les esprits malins et les maladies: Kauç. S. 26. 30. 27. 7. Oblation à Sahasràksha: ib. 30. 18. Charme pour retrouver un objet perdu: ib. 53. M: ici le carrefour peut figurer en tant que place doù le regard et la marche se portent dans toutes les directions. De dieu sinistre Rudra hante le carrefour: Çat. Br. II. 6. 2. 7: Hir. G. .S. 1. 16. 8. Après un décès, le feu domestitiue, devenu impur, est transi^orté sur un carrefour: Açval. G. .S. IV. 6. o. Après la mort du créancier, on jette au carrefour le montant de la dette: Kauç. S. 16. 39; est-ce pour son âme? ou pour bannir un objet qui porte malheur? .Vutres détails dans Winlernitz, Allind. HocJucit^rit., p. 68.