A. V. VI. 111. 3; Hir. G. .S. I
6. ManavaG. S. I. 10, cité par M. Winternitz, .U;//u/. Horh;cit^rit.f p. 60.
pendant quelque temps, — trois nuits ou davantage', — en évidemment une coutume immémoriale, dont le sens est désormais perdu pourrinde védique, mais (pii, je n'en saurais douter, repose sur la même idée : les démons sont là; à la faveur du coït, ils pourraient pénétrer dans la femme, soit pour nuire à l'embryon, soit pour opérer eux-mêmes la fécondation, car ils sont ardents à l'œuvre de chaire on leur donne le change en leur faisant croire que le mariage ne sera pas consommé. - Passons sur les rites relatifs à la grossesse et à renfantement. Le concept qui les domine est toujours le même : les démons menacent de dévorer l'embryon, de changer le sexe de l'embryon mâle, ou que sait-on ■'? — Quant aux esprits qui guettent le mort ou les survivants, nous les retrouverons i)lus bas, dans le chapitre consacré aux funérailles.
Nulle part les complots démoniaques ne sont plus redoutables que sur la scène du sacrifice. Au Hig-Véda déjà il est question des « Yàtus (pii convoitent les mets doblation » et des sorciers {ra/,:s/iâsas) « qui apprêtent maléfice au service divin ». L'Atharva-Véda nous a conservé la formule d'un sorcier de ce genre, qui cherche à rendre caduc par maléfice le sacrifice d'un adversaire : « Les Yâtudhânas, Nirrti et les Rakshas, puissent-ils par tromperie anéantir sa vérité''! » Aussi le sacrifice est-il, d'un bout à l'autre, rempli de for- 2uules et de rites d'exorcisme contre les mauvais esprits.
F^nfin il va de soi que, malfaisants aux hommes, les démons et leur>i instigateurs ne le sont pas moins au bétail : ih tètent le lait des vaches; ils rongent la chair des chevaux \
1. \Veber-Haas,//<rf. .S7«./., V, p. 325 sq.; Wintornitz, op. rit., p.S7; et cf. V. Schroeder, Horhseitifhraaclie ch-r E>^len, ]>. 192 s(i