‹ La religion du VédaChapitre 140 sur 380 · H. V. X. 87. 16 sq · texte numérisé non relu

H. V. X. 87. 16 sq

La demeure des hommes subit aussi leurs atteintes : une maîtresse poutre vient-elle à se fendre, c'est qu'un messager de la mort s'y est assis'.

Pas un instant de notre vie, pas un de nos actes, pas une pièce de notre avoir, que ne menacent ces ennemis innombrables et invisibles, fidèles alliés des hommes experts en maléfices.

Remarquons en terminant que tous ces esprits malins se relient étroitement, par transitions insensibles et incessantes fluctuations de concept, à une autre classe de puissances nocives, avec lesquelles ils se confondent et qui sans doute aussi procèdent d'eux, les supplantant peu à peu dans la croyance à la faveur du progrès des idées : êtres plus impersonnels, et pourtant toujours imprégnés d'une teinte flottante de personnalité; puissances ovi substances de la maladie, de la stérilité, du péché, et autres, qui volent par les airs, cherchent à se poser sur les hommes, les infectent de leur contact, et qu'il importe de chasser loin de soi ou de mettre sur la piste d'un ennemi. C'est là l'office essentiel du iragicien. Quand nous nous occuperons du culte magique, nous compléterons cet aperçu du monde démoniaque par la description des procédés employés pour s'en défendre, mais nous aurons aussi à décrire la lutte menée par l'iiomme contre ces substances ou ces fluides de malfaisance et, par conséquent, à définir l'influx par lequel ils agissent sur leur'* victimes.

Les hommes. IIékos sacekdotatx et guerriers.

Les dieux et les démons ne sont pas les seuls acteurs des récits védiques : en dehors d'eux, ou de concert avec eux, mêlés à des aventures qui malheureusement ne nous sont guère parvenues que sous forme de rapides allusions, se rencontrent aussi de simples mortels. Ici, ce sont les exploits d'un ancêtre fictif, soit de l'humanité tout entière, soit d'une

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