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Kanc. S. 13ô

HÉROS SACFRDOTAUX ET r.T'ERRIERS 231

des races humaines; là, des niytlies de nature (''tioloi;ique, où souvent aussi les ancêtres jouent leur rôle; tantôt des sou- A-enirs historiques amplifiés et enjolivés: tantôt de libres créations de la fantaisie des conteurs. Mais, partout, le monde réel et actuel est le point de départ des conceptions relatives ;i ces hommes légendaires. Que ces héros ou ces patriarches n'aient pris qu'avec le temps figure humaine, (pi'ils soient d'anciens dieux ' ou démons déchus de leur rang et descendus sur terre, ou de directes incarnations de tels ou tels agents naturels, cest ce qui me semble difiicilement soutenable. Sans doute, les pères de Thumanité prennent part aux exploits \ictorieu\ (jui ont fondé l'ordre universel, — con(pu"'te du soleil, des aurores, etc., — quand ce ne sont [)as eux mêmes ([ui les accomplissent. Mais ce n'est nullement à tlire [lour cela ([u'ils représt'ntent, eux en [)ersonne, le-^ forces naturelles : ee ne sont pas des génies de la lumière ou autres, ce sont des hommes; le fond même du mythe, c'est (|ue, en s'alliant ;i la [juissance des dieux, la nuigie des premiers hommes a su réaliser ces nobles conquêtes. Croironsnous, lorsqu'on nous raconte les amours d'un homme, d'un héros, du roi J'urura\as, et de la belle nymphe son épouse, qu'il s'agisse d'un dieu du tonnerre s'unissant à la nuée, ou du soleil qui suit l'aurore'.' Non: la conce[)tion fondamentale, ici, c'est (ju'il }• a disparité ilans le couple qui s'unit, c'est le contraste d'une déesse et d'un homme-. PurCiravas n'est, sous son auréole h(''roïque, que le pareil des simples mortels (pii épousent ailleurs les S('[i(jc Fi-/nilrin,\Q< S/.of/s- 7iiiJ'c(ii\ les nymphes^ ; et cette croyance n'a jamais visé que de simples mortels, que rien n'éle\ait au-dessus, (|ue rien ne distinguait de l'humanité.

Outre les guerriers de race ro}ale, dont la \ aillance invincible écrase les ennemis, hommes ou démons, ces vieilles

1. Je renvoie sur ce point ii la polémique de Grupijo contre liergaigne : Gricch. Culte und Mtjthcn, I, p. 298 s(|.

2. Voir en ce sens: llotli, Erb'uiti'i-nnijfii ziim 'Sirii/.Ui, p. Ijîj,

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