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L'Homme archétype de 1 univers

3. Et, il est permis de le conjecturer, bien longtemps encore auparavant.

sur la nature une puissance personnelle et magique. « Assieds-toi », lui dit-on, « fais selon les rites l'office de hôtar ; honore les dieux, ô Dêvâpi, et fais-leur oblation. » Le prêtre, « qui connaît les voies de la grâce divine », se met à l'œuvre. « Alors il déversa de la mer supérieure sur la mer inférieure les eaux célestes de la pluie. Dans la mer supérieure, là-haut, séjournaient les eaux, retenues parles dieux: elles coulèrent, déversées par le fils de Rshtishêna, lancées à torrents par Dëvâpi'. » On saisit sur le vif la déviation du concept ancien : d'abord, ce sont les dieux qui accordent la pluie en don gracieux: puis, c'est le prêtre lui-même qui la fait jaillir par la magie de son art.

Dans l'état actuel de la science, on ne saurait essayer pour l'ensemble du rituel la recherche qui nous intéresse : ce n'est que pour telle ou telle de ses parties que se pose et que nous aurons souvent à nous poser la question de savoir si l'ancien concept du sacrifice a subi l'interférence de la croyance nouvelle à sa vertu propre, directe et magique. A quel point cette croyance, aux bas temps de l'époque védique, a dominé toutes les spéculations sur l'œuvre pie, c'est ce qui ressort à chaque page des textes des Brâhuianas.

Sacrifice et Charmes expiatoires.

Nous avons déjà dit un mot du culte expiatoire- ; mais il est bon d'y revenir avec plus de détail. Il s'est développé en deux directions, qui correspondent respectivement aux deux façons définies ci-dessus ' d'envisager le péché: si, en effet, ces deux concepts de la faute viennent souvent à co'incider ou à s'entrelacer dans la pratique de l'acte expiatoire, ils n'en restent pas moins en principe nettement distincts. D'une part, donc, le péché est une transgression de la volonté des dieux, qui a provoqué leur colère : l'expiation, dans cet ordre

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