‹ La religion du VédaChapitre 177 sur 380 · Àçvalây. Çr. S. V · texte numérisé non relu

Àçvalây. Çr. S. V

PART RE?;PECTIVE Df SACRIFIANT ET DEP: OFFIPIAXTS 283

du Vâjapêya. le prêtre asperge le saeriliant du reste de la mixture d'eau, lait et autres très diverses substances, qui con;>titue l'offrande; et il en est de même à la construction de l'autel du feu'. — Au sacrifice de la Sautrâraanî, on commence par une longue série doblations, qui s'adressent aux Açvins, à Sarasvatï et à Indra, en vue de la guérison de toute sorte d'infirmité. Des restes de ces oblations on asperge le sacrifiant, et l'on récite : « Du remède des Açvins je t'asperge, en vue de la splendeur et de la gloire sainte! Du remède de Sarasvatï je t'asperge, en vue de la vigueur et de l'abondance de nourriture! Du remède d'Indra je t'asperge, en vue de la force, du bonheur, de la majesté ' ! » — On n'omettra point de remarquer que la fumée du feu sacré et l'odeur de l'oblation passent également pour véhicules efficaces de la bénédiction inhérente au sacrifice. A l'allumage rituel du feu. on le transporte d'un endroit à un autre, en ayant soin que sa fumée se dirige vers le sacrifiant ■. Dans un sacrifice pour la prospérité du bétail, « on range les vaches autour du feu, de sorte qu'elles sentent l'odeur du mets d'offrande ' ». — Enfin le contact d'objets qui relèvent du sacrifice fait bénéficier l'homme de sa vertu. C'est en touchant la victime que le sacrifiant affirme la relation qui l'unit au sacrifice sanglant \ A la fête du Sàkamêdha, on jette en l'air les restes d'un gâteau, c'est l'offrande à Rudra ; mais auparavant le sacrifiant les a touchés, et ainsi « il se procure guérison ^ ».

Nous constatons donc, sous les formes les plus variées, cette conception permanente : la substance qui relève du

1. Kâtyây. XIV. :,. U, XVIII. 5. 9; Ind. Stud., XIII, p. 285. — Au même Vâjapêya, avant et après les courses qui en font partie, on fait flairer aux chevaux le mets dofirande, pour leur départir vigueur et agilité: Weber, ûh. d. Vâjap., p. 28 et :jl.

2. Katyây. XIX. 4. 14 ; Vâjas. .Samh. 20. :i; Ind. Stud., X. p. ;j51.

3. Kâtyây. IV. 9.11. Cf. la fumée du sacrifice guérissant les vaches et les chevaux malades: Sâmav. Br. I. 8. 14 .sq.

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