Çatap. Br. V
2. Kàty. IV. 1. 2, 3 et 8, V. S. 6, 16 ot 21, etc. o. Supra p. 65 sq.
4. Kàtyay. V. 2. 1 sq., VIII. 1. 17; cf. Vaja.s. .Samli. 5. 2 sq., et Çatap. Br. III. 4. 1. 19 sq. — De même au sacrifice animal: Kàty. VI. 3. 25; .Schwab, Thiero/ifer, p. 77 sq.
METS ET nUEUVAGES DU SACRIFICE 301
pour but de rajeunir et de fortifier l'ancien l'eu, l'eut être aussi est ce la survivance d'une coutume «lue n"a pas conservée le rituel et (pii consistait à renouveler de temps à autre le l'eu sacre en en alluinant un nouveau.
Il est d'ailleurs ordonné de laisser s'éteindre les ancieps feux, et d'en rallumer d'autres, soit immédiatement, soit au bout d'un certain la|)s de t(MU|)s. ([uand les premi(M-s n ont pas porté bonheur au sacrifiant: c'est la cérémonie de la t( réinstitution du feu » pundrad/iêj/a].
Mets et luuavAGEs du sacuifue.
Dan- roi-anisatiun rituelle du Véda comme dans celle de toute autre religion, on constate rai)plicatioii de cette règle générale, que l'homme offre au dieu ce que lui-même prend plaisir à consommer'. La règle comporte des exceptions, nuiis le principe en reste sauf.
Abstraction faite provisoirement du sacrifice sanglant et du sacrifice de sOma, les oblations comprennent tous les produits essentiels du labourage et de l'élève du bétail : tout dabord, le lait, sous ses diverses formes (lait aigri, etc.); puis, le beurre, et les deux principales céréales, l'orge et le riz% que l'on cuit au feu ou au four pour en faire des mets variés. Les dons de la vache sont censés empreints d'un caractère plus sacré et d'une plus haute vertu mysticpie ([ue les produits de l'agriculture : sur ce point les témoignages sont très explicites. Dans le culte des morts, on répand en outre des libations d'eau pour rafraîchir les pauvres âmes
altérées.
Le sacrifice sanglant nous fournira l'occasion d'insister sur la tendance qu'affecte le culte à offrir à chaque dieu l'aliment le plus conforme à sa nature. Mais nous devons dès à
1. S<,vis la reserve, bien (mUoikUi. <tn cas assez rare oii l'ohlatiou sadresse a (luclque individualité (lui n'est pas anthropomorphe : aux chevaux d'Indra on donne du fourrage.
2. Le riz (nan(|ue ou n'a pas encore d'inii)ortance aux premiers temps védiques.
présent en mentionner quelques applications : en certaines occurrences du culte mortuaire ou dun culte qu'on célèbre au nom d'une personne défunte, on doit employer le lait d'une vache dont le veau est mort et qui allaite le veau d'une autre' ; à Xirrti, la déesse de la perdition, on offre les grains qui sont tombés des récipients où Ton apprêtait quelque autre mets d'oblation-, ou bien encore du riz noir'; aux déesses Nuit et Aurore, la noire, et la blanche, sa fille, le lait d'une vache noire qui a un veau blanc'. En thèse générale, on n'offre jamais que des produits du travail humain ; mais, par une exception caractéristique à cette règle, Rudra, le dieu qui habite les déserts, se voit présenter en certaines circonstances du sésame ou du blé sauvage, du lait de chevrette, ce qui croit sans culture ni élevage'. Les rites mortuaires marquent pour les grains de sésame une prédilection qu'au surplus il m'est impossible de m'expliquer". Au même ordre d'idées répondent les fonctions spéciales dévolues à certains nombres dans les oblations à telles ou telles déités : pour Agni, le gâteau d'offrande doit être apprêté sur huit tessons ; sur onze, pour Indra", et ainsi de >uite ; raffinements bizarres, qui ne sauraient remonter à une haute antiquité*.
Les mêmes observations s'appliquent au sacrifice sanglant. La viande du bceuf et celle de la chèvre faisaient le
1. Agnihotra célébré au uom d'un détunt : Ait. Br. Vif. 2: Çat. Br. XII. 5. 1. 4: Àçval. Çr. .S. III. 10. 17: Kàty. XXV. 8. 9. — Oblation aux Mânes: Taitt. Sanili. I. 8.-5. 1, Kàty. V. 8. 18; etc.
2. Taitt. Sanih. I. 8. 1. 1; Çaî. Br. V. 2. 3. 2; Kàty. XV. 1. 10.
3. Taitt. Sanih. I. 8. 9. 1: Çatap. Br. V. 3.1. 13; Kàtyày. XV. 3. 14.