Vâjas. Samh, 9. 38 ; Çat. Br. V. 2. 4. 15 sq
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tion'. Mais nulle part ce feu ne trouve mieux son emploi que précisément, comme on l'a vu, dans l'offrande aux Mânes : c'est autour de lui, autour de fosses creusées en terre dans son voisinage, que se meut cet office mortuaire, soit l'office mensuel de la néoménie, soit Toffice annuel qui coïncide avec la fête des sâkamêdhâs, et les rituels de l'un et de l'autre s'accordent entièrement à lui donner la première place - .
L'acte de fondation du culte consiste dans l'allumage, respectivement, du feu unique ou des trois feux ; mais il n'importe point à l'objet de notre étude de décrire les variétés de ce rite, telles qu'elles résultent, soit de la diversité des écoles, soit du nombre même des fojers qu'on institue. On se bornera ici à un seul détail : le feu nouveau peut être obtenu, soit par friction des deux pièces de bois, soit par emprunt à certains foyers à ce désignés, notamment celui d'un riche propriétaire de bétail ou celui d'un grand sacrifiant. Dans le premier cas, l'idée dominante est celle de la parfaite pureté du feu nouveau; dans le second, c'est celle de la bénédiction attachée au foyer (jui lui a donné naissance. Pour le feu domestique, la règle qu'on peut considérer comme la plus répandue recommande d'entretenir comme tel celui où le sacrifiant a pour la dernière fois, à la fin de son noviciat de brahmane, mis une bûche. — car c'est une des fonctions essentielles du novice, — ou celui qui a présidé à la cérémonie de son mariage. Quant aux incarnations fétichistes d'Agni sous forme de cheval et de bouc, qui jouent un rôle dans l'allumage selon le rituel des trois feux, on les a déjà rencontrées ailleurs '.
Aux trois fêtes des saisons, — ■ tous les quatre mois, — et au sacrifice de sôma, on allume par friction un nouveau feu, qu'on fond avec l'ancien âhavanïya*. Cet acte a évidemment