METS ET BREUVAGES DU SACRIFICE
fond de ralimentation', puis celle du mouton. « Appelés ici sont les bœufs, appelées les chèvres et les brebis », dit une vieille formule de bénédiction pour la construction d'une maison'. Aussi sont-ce essentiellement les trois animaux de sacrifice'. Le bouc paraît être la victime spéeifi(iuc des menus sacrifices, très nombreux, et souvent parta.ucs entre plusieurs divinités dont les textes donnent la lon.uuc éuumération: le gros bétail eut été trop coûteux pour la circonstance*. Sont exclus, en principe, du sacrifice les animaux ([ui ne servent pas à l'alimentation humaine ou n"y entrent qu'accessoirement : le pourceau, le chien, le gibier, la volaille, le poisson^
On ne saurait évidemment voir une réelle exception à ces règles dans le rituel du sacrifice du cheval, où la victime principale s'accompagne d'une infinité d'autres animaux de toute espèce"^ : ce ne sont point là rites authentiques et traditionnels, mais fantaisie débridée de liturgistes. Plus important à titre de transgression des usages reçus est le choix du cheval lui-même comme victime. Je ne saurais, pour ma [)art, y voir la survivance d'une époque où la viande de cheval entrât dans l'alimentation courante^ A bien consi-