Catap. Br. V
OLDENBEUG. — Vt'ilu. 20
blanc et d'un bouc noir' ; aux ;Màue5;, désormais dépourvus de vie et de virilité, on affecte de sacrifier, non pas un bélier, mais un mouton'. Les Maruts se voient offrir une vache tachetée^ [pvrin] : ici la corrélation de sexe est en défaut; mais il y a concordance évidente avec Prçni, la vache mouchetée, qui est leur mère. Lebasta (bouc) deTvashtar' rappelle sans doute le basta que le Rig-Véda (I, 161. 13) fait figurer aux alentours du mythe de ce dieu. Au surplus le choix de la victime et les conditions qu'elle doit remplir peuvent aussi relever de la magie : ainsi, un animal noir dans un sacrifice à l'effet de faire pleuvoir, « il est noir, car telle est la nature de la pluie, par ce qui est la nature de la pluie on oi)tient la pluie' » ; en vue d'anéantir un ennemi du sacrifiant, les prêtres, vêtus de rouge et coiffés de turbans rouges, immolent un animal rouge sang^ Ce n'est plus là simple spéculation sacerdotale, mais sorcellerie qui remonte à une antiquité immémoriale.
Comme chez maint autre peuple, l'acte meurtrier est désigné par des euphémismes ((ui ont pour objet d'en purger la criminalité. On dit à la victime qu'elle ne meurt point : ((Tu ne mourras pas, on ne te fait aucun mal, tu t'en vas aux dieux par beaux chemins » (R. "V. I. 162. 21). L'abattage s'appelle (( obtenir le consentement de l'animal». Il s'effectue par suffocation ou strangulation, sans effu>ion de sang, et,
1. Vâjas. Samh. 2i. 1. Les prescriptions de ce genre sont tré(iuentes p(.ur Agni: Taitt. Samh. II. 1. 2. 7; etc.