‹ La religion du VédaChapitre 206 sur 380 · Hillebrandt, Neu- und Vollmond.-'opl'i.'r, p · texte numérisé non relu

Hillebrandt, Neu- und Vollmond.-'opl'i.'r, p

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ne leur soit attribué qu'à titre de déchet semblable', d'autant que ces esprits qui menacent la vie et la santé de l'homme ont revêtu dans l'imagination populaire Taspect de vampires. En traitant du sacrifice animal, on se trouve naturellement amené à se demander si l'âge védique a connu aussi les sacrifices humains-. La seule trace absolument irréfragable qu'on en puisse relever, c'est à mon avis le sacrifice dit de construction : parmi les observances rituelles qui constituent la cérémonie exceptionnellement pompeuse de la construction de l'autel de briques pour le feu {a<jnicfujana), il est prescrit d'immoler à divers dieux cinq victimes, — homme, cheval, taureau, bélier, bouc, - dont on jette les croupions'' dans l'eau qui servira à délayer l'argile des briijues, — c'est pour la rendre i)lus tenace, — et dont les têtes sont ensuite murées dans la première couche de la fondation'. Ce rite est décrit tout au long dans le Çatapatha-Brâhmana, comme appartenant au passé, mais non pas à un passé fort reculé', et admettant actuellement des substituts ; et la façon dont il est présenté interdit d'élever le moindre doute sur la valeur du témoignage. L'usage, conservé ici pour la construction de l'autel du feu. devait s'étendre autrefois à toute espèce de bâtisse dont l'importance le justifiait'' : nous voici donc derechef en présence d'une croyance répandue par toute la terre, suivant laquelle il faut un sacrifice inaugural, et plus spécialement un sacrifice humain, pour assurer la solidité d'une

1. Ce qui semble le prouver, c'est qu'on traite comme le sang la panse et les excréments, qui ne peuvent être évidemment que d'immondes rebuts: Schwab, loc. cit.

2. Voir surtout, sur cette question, l'article de Weber, Zeitschr. (I. Mord. Ges., XVIII, p. 262.

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