‹ La religion du VédaChapitre 205 sur 380 · nd. .'Stj.-<t. ul' tlie Amazulu, p. 11, 141 et · texte numérisé non relu

nd. .'Stj.-<t. ul' tlie Amazulu, p. 11, 141 et

METiS ET nnicrvAr.ES nr s \( i:iEir-E 309

prend ensuite un peu tle la ^n-aisse de r('piploon,(|ii"oii hnile avec deTeneens; la maison semplit de l'odeur de hi j^n-aisse Ijrûlée, et l'on estime ainsi apprêter un doux parfum aux narines des es[)rits protecteurs de la trilni; quant à la \iaiide. on la laisse là, pour que les esprits en viennent manj^er; le lendemain, il est vrai, on la retrouve intacte, mais ils lont léchée.

De tout cela il ressort que la crémation de l'épiploon doit s'expliquer indépendamment du point de savoir si Ion brûle ou non le reste du corps et de l'idée d'envoyer aux dieux leur repas sous forme de fumée du sacrifice. On envoie au dieu des vapeurs de graisse « pour flatter son odorat »', dés une épo(jue où s'est maintenue la coutume de lui servir la chair elle inéme, puis, lorsqu'il en a pris invisiblement sa part, d'affecter le surplus à l'alimentation humaine : coutume rituelle observée chez nombre de peuplades à l'état de nature, et même, nous l'avons vu', sous forme de survivance jusque dans la liturgie védique. Peut être faut-il voir dans ce traitement de l'épiploon et de l'emploi du feu comme véhicule de parfum, quelqu'un des traits si nombreux auxquels le feu est redevable de son rôle de messager convoyant l'offrande vers Ja céleste demeure où l'attendent et l'agréent les dieux'.

Le sang de la victime, dans le rituel védiiiue, est répandu à l'intention des Rakshas ou démons sinistres'. Il se peut, sans doute, que cette coutume remonte à un temps et à une forme de sacrifice où l'on buvait le sang de la victime ; mais elle comporte aussi une explication beaucoup plus superficielle. Lorsqu'on offre des gâteaux, on jette aux Kakshas, pour se débarrasser d'eux, les déchets des grains qui ont servi à la confection • : il se peut donc fort bien que le sang

1. Le Ràmâyana (éd. Bombay, I, 14, .37), décrivant un sacrifice, n'oublie pas de noter qu'on sent a l'odeur de la fumée de l'épiploon ».

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