‹ La religion du VédaChapitre 250 sur 380 · Çat. Br. V. 5. 3. 2, et cf. Laty. IX. 3. 1 sq · texte numérisé non relu

Çat. Br. V. 5. 3. 2, et cf. Laty. IX. 3. 1 sq

'l. Çàiikh. G. .S. III. 1. 2; Gôbli. G. S. IK. 4. 24.

3. Àpast. Çr. S. XIII. 23. 16, — De même, à la suite de plus longues séries sacriQcatoires : Çâùkh. Çr. S. XVIII. 24. 19;Kàty. XIII. 4. 6.

4. Taitt. Ar. \. 1. 4. — Tuitt. Saiiih. VI. 1. 3. 8 renteml un peu (liSéreniuient. —CL aus.si Apasî. Dh. I. 2. 7. 6-7.

LA i'iukul: 1^6/

tive rinterdiction du bain et do la tonte, a dû également entrer en jeu, sinon seule, au moins avec d'autres éléments, dans les prescriptions de chasteté. Le parallélisme est frappant pour le cheval du sacrifice, qui ne doit pas plus saillir de jument ' que se baigner. Il y a, j^our les hommes aussi, des occurrences où les deux abstinences marchent de pair. Si le cheval du sacrifice s'est d'aventure accouplé, une offrande expiatoire est nécessaire, dont un Brâhmana explique l'objet en disant que par là le sacrifiant (( au moyen de la semence met de la semence dans le cheval )) -. L'irréfrularité résulte donc ici de la perte dune partie de la substance qui avait été consacrée aux dieux. Les formules prescrites pour le dîkshita ou le brahmane novice en cas de pollution nocturne, pour l'homme qui s'est livré à une cohabitation coupable, etc., n'impliquent pas moins clairement le concept d'une déperdition d'énergie qu'il e<t indispensable de réparer •■.

La PaiÈRE.

Le sacrifice s'accompagne de prière : sous quelle forme,, nous l'avons déjà décrit'. Il nous reste à présenter quelques observations sur les termes et le sens des formules, et sur-

1 Kàtyày. XX. 2. 12-13.

.-.'. Çatap. Dr. XIII. 3. a. i, et cl. Taitt. Br. III. 9. 17. 4 sq.

o. Le dikshita, dans ce cas, récite une prière aux lins que « la quantité de sève qui lui aurait échappé à son insu le puisse fortifier H nouveau » : Vait. S. 12. 9; et de même s'il lui a échappé de la salive, ib. 8. — Du novice qui a eu une pollution nocturne, il est dit que son haleine s'en est allée aux Maruts, sa vigueur à Indra, etc. l'rière ; « Que les Maruts m'aspergent, et Indra, et Bihaspati : ([u'Agni que voici m'asperge de longue vie et de vigueur. » Taitt. .\r. II. 18. II). I. 30: « Revienne à moi la force organique, la vie et la liénédiction ; revienne à moi l'état de Itrahmane; revienne à moi la richesse : la semence qui aujourd'hui m'a échappé, est tombée à terre, s'en est allée dans les plantes, dans les eaux, je la reprends en moi, en vue de la longévité et de l'éclat. » Cf. aussi: Açval. G. S. III. G. 8: Kàty. XXV. 11. 21; et supra p. L'S2, ce qui est dit du .sacrifice de l'âne prescrit au novice.

-1. Notamment p. 329 sq. Voir aussi p. 12 sq.

tout ù rechercher Tidée que se faisaient les poèt&s védiques de la nature et de l'efficacité de la prière.

Il va sans dire que la prière rituelle et fixe n'excluait pas la prière libre, telle que la pouvait comporter le souhait ou le besoin du moment. Par sa prière, « le marchand en voyage a atteint le pays » (R. V. V. 45. 6). « Lorsque Atri, perdu dans la crevasse souterraine, vous appela, ô Açvins, comme une femme en détresse, vous accourûtes dans l'instant, rapides comme l'aigle, à son secours » (V. 78. 4). Mais la prière spontanée de l'âge védique n'a guère dû être autre chose que l'expression du désir du suppliant, sous les formes qui paraissaient les plus propres à faire prendre à «œur à la divinité sa personne et ses vœux; de l'effusion d'un cœur qui se sentît avec elle en communication constante et intime, il ne saurait être question. Au surplus, il semble bien que la prière libre en vue de grâces spéciales perdit de bonne heure beaucoup de terrain devant le développement de la technique ritualiste, qui s'efforça de prévoir tous les cas possibles et prescrivit pour chacun d'eux une oblation fixe, si minime fût-elle, — généralement une libation de beurre, — et une formule constante : en faveur d'un malade, on fait six offrandes de riz cuit, en récitant « Je te délivre de par le mets offert afin que tu vives ») ; pour se procurer la richesse en gros bétail, mille offrandes de fumier d'un couple de veaux ; pour réussir dans une entreprise commerciale, de menus échantillons de ses denrées, avec une formule qui appelle sur son trafic la bénédiction des dieux'. Partout le formulaire est arrêté; et, si cette liturgie est loin de dater des premiers temps védiques, du moins la tendance générale au cliché rituel est assez fortement marquée dès cette époque lointaine, pour faire douter qu'elle ait jamais dû laisser plus de jeu à l'initiative individuelle du suppliant.

La prière ordonnée et liturgique est ordinairement, mais

1. Âçval. G. S. III. 6. 3 (R. V. X. 161) ; Gôbh. IV. 9. 13 ; Hir. G, S. I. 15. 1.

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non toujours, associée à quelque opération de sacrifice. Elle nous en apparaît relativement indépendante dans les longues récitations qui s'ouvrent à l'aulie du sacrifice de sôma et (jui ne s'accompagnent d'aucune oblation : hymnes aux déliés du matin, à Agni qui éclaire les ténèbres, à l'Aurore, aux deux A(,'vins'. (''est aussi une prière sans sacrifice que la (( dévotion du crépuscule »■ : tous les jours, dans la solitude, le brahmane novice, assis et silencieux, une bûche à la main, murmure tour à tour, jusqu'à l'apparition des étoiles, les mots sacrés, la fiâritrî' et les formules de bénédiction ; de même le matin. del)out et tourné vers l'est, jusqu'à l'émersion du disque solaire. Ces prières, naturellement, peuvent se doubler de gestes d'adoration, tels que le rite de Vupastliâna, (jui consiste à garder une respectueuse immobilité devant l'objet qu'on révère, soit le feu sacré ou le soleil. Le salutaire effet de l'upasthâna adressé aux feux du sacrifice nous est exposé en ces termes' : « Celui qui demande trouve un donateur : mais il se peut que le protecteur perde de vue son protégé. Ainsi donc, en disant [au feu] (( me voici, moi qui suis ton protégé, protège -moi », il se fait reconnaître du feu, et le feu se souvient qu'il doit le protéger. »

La prière rituelle, ou du moins une pratique similaire, peut aussi revêtir une forme simplement mentale. En récitant la stance où se trouve le mot « riche en fils robustes », le prêtre doit penser à un fils robuste, si l'épouse du sacrifiant en désire un ; dans une autre occurrence pareille, il pensera à un embrN'on, si l'épouse est désireuse de concevoir. Au moment où il s'apprête à faire descendre sur les tiges de

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