Çat. Br. V. 5. 3. 1, et cf
le sacrant] : au uioment où on l'asperge, cette vigueur et ce suc atteignent d'abord sa chevelure. S'il se coupait les cheveux, il serait cause que cette excellence manquât son but et fût anéantie : en conséquence, il ne se coupe pas les cheveux. Pendant un an, il ne se les coupe pas, car annuelle est la durée de l'observance. »
On devine déjà que la levée de l'interdiction de toilette est marquée par une toilette solennelle. En l'honneur du roi qui a été sacré, on célèbre, un an après le sacre, le sacrifice de sôma dit (( coupe de cheveux », qui clôt son observance'. Sinon le temps d'études, au moins une période instituée à son image, nous a rendu manifeste le parallélisme des deux interdictions du bain et de la toilette ; or le temps d'études s'achève par une cérémonie [aamâvartana), qui comprend, outre le bain rituel, la tonte des cheveux, de la barbe, des poils du reste du corps, et la coupe des ongles-. Le sacrifiant de sôma, qui s'est baigné et fait tondre avant la consécration, dépose, à la conclusion du sacrifice, le caractère sacré dont il s'est revêtu, en prenant un nouveau bain et se faisant couper la barbe et les cheveux ^
C'est ici lé lieu de faire observer que le sourire, tout comme la perte d'une partie du système pileux, est censé une déperdition de force. La comparaison du rire et de l'éclair remonte aux premiers temps du Véda : l'idée qui y préside, c'est qu'en souriant on laisse émaner de sa personne une parcelle de vertu lumineuse. En conséquence, il est prescrit au dîkshita du sacrifice de sôma, s'il vient à sourire, de mettre la main devant le visage, « afin de maintenir [en lui] la lumière » \
Je ne saurais enfin dissimuler que, dans ma pensée, cette crainte d'une déperdition de force ou de substance qui mo-