‹ La religion du VédaChapitre 289 sur 380 · BANNISSEMENT DES AGENTS HOSTILES · texte numérisé non relu

BANNISSEMENT DES AGENTS HOSTILES

on l'introduit par une ouverture pratiquée dans le toit '.Tout cela pour dissimuler le passage, mais on peut aussi interdire l'accès : auprès de la personne ou de l'endroit ([u'on veut défendre, on place un feu, ou l'on promène un tison alentour ^ ; l'eau est un excellent rempart, car « les Rakshas ne franchissent pas les eaux ' » ; ainsi d'une pierre, qui symbolise une montagne, d'une natte ou de toute autre clôture *. Le sommeil livre l'homme sans défense aux agressions occultes: il est donc bon de veiller, et nous avons déjà cité telles occurrences où l'on se tient éveillé, par exemple, en se faisant raconter des histoires ■"'.

Lorsqu'un homme, enfin, est au pouvoir des démons ou sous l'influence d'un fluide nocif, le premier des remèdes indiqués est l'ablution. Les eaux enferment tous les remèdes, elles emportent toute malfaisance, enseigne déjà le lîig-Yéda (1.23.19 sqq.): une ablution purifie le nouveau-né de toute possession démoniaque - ; les solennités du culte débutent par un bain; le bain et l'ablution sont les accessoires essentiels des sacrifices expiatoires'; la sainteté omineuse qui s'est attachée aux célébrants des grands rites doit, avant (lu'ils ne rentrent dans la vie profane, être dissoute dans l'eau du bain final \ La fonction dévolue au bain dans le

Page 1