A. V. xix
5. Hillebrandt, Sonwmreii(lt'i:<tL', p. 39, et cf. supra p. 379: Kaiu'. S. 8G. 15: Hiranv. G. S. II. 7. 2.
a servi à effacer les traces du mort' est violemment projetée au loin: car elle a pu s'imprégner du fluide de la mort. A la suite d'actes de mauvais augure, tels que les obsèques, on change de vêtements. La crasse de la tète de l'épousée, ordure matérielle, mais sûrement aussi impureté d'ordre magique, exige l'emploi d'un peigne de roseau à cent dents-. L'Inde connaît aussi, comme bien d'autres pays, la coutume de faire passer par d'étroites ouvertures, de façon à racler les surfaces qu'on veut débarrasser de leurs parasites: Apâlâ a une maladie de peau, et Indra la fait passer par traction « à travers le trou du char, le trou du chariot, le trou du joug » ; il lui (( donne une peau d'or en la purifiant par trois fois ». Le rite nuptial qui consiste à poser le trou du joug sur la tête de l'épouse n'est très probablement qu'une survivance symbolique de ce mode de purification \
Le bannissement s'effectue souvent par voie d'introduction de l'entité malfaisante dans un autre objet ou dans un être animé qu'on met en contact avec elle et qu'ensuite on relègue à distance. On peut aussi recourir directement à des formules ou à des charmes qui lui assignent un exil aussi lointain que possible, où elle demeure confinée et inoffensive. Les carrefours sont des lieux propices à se débarrasser d'une substance morbide en la faisant passer dans le premier venu'. Le pagne qui a servi à effacer l'impureté de l'épousée devra être suspendu et abandonné dans la forêt; sa chemise de noces, elle aussi, recèle une vertu dangereuse, qu'il faut immobiliser dans un poteau ou dans un arbre en le revêtant de cette chemise'. Lorsqu'une femme a avorté, on procède, suc-