RA.NNISSEMENT DES AGENTS HOSTILES
sive contre l'attaque éventuelle des occultes ennemis du sacrifice '.
Un autre bâton, dont le nom technique est spin/a, reçoit dans le rituel les destinations les plus variées, mais presque toujours celle d'une arme qui met en fuite les démons. Le prêtre lui dit : « Tu es le bras droit dTndra, à mille facettes, à cent tranchants. » Il le lance avec force sur l'autel de terre (rêdi), puis jette au tas d'ordures la terre que le choc a fait sauter, en récitant des formules où il la nomme « l'ennemi, le démon Araru », qu'il faut tenir éloiii-né de l'emplacement du sacrifice, mettre aux fers '. A l'oblation mortuaire, on balaie avec le spliya le sommet de l'autel, en disant : « Bannis par ces coups sont les démons qui s'asseyent sur l'autel \ » Sous des formes diverses c'est toujours la même pensée.
Un autre moyen de défense, ce sont les odeurs ; le parfum exquis du bdellium fr/uggulu), d'un emploi courant dans le rituel, chasse les maladies et les agents du mal'. Un autre encore, c'est le bruit : à la fête du solstice (Mahàvrata), on bat des tambours, on fait du vacarme, pour épouvanter les démons noirs, plus dangereux au temps des longues nuits; aux funérailles on brise des pots; à l'exorcisme du « démonchien » (épilepsie?) on frappe sur un gong^
On met enjeu toute sorte de procédés pour jeter à l'écart, secouer les mauvais esprits ou les substances nocives, les éliminer par raclage, et ainsi de suite. La peau d'antilope noire qui sert au sacrifice, on la secoue, en disant : « Secoué est le démon, secoués sont les malins. » Après le repas offert aux défunts, on secoue le pan de son vêtement, pour en faire tomber les âmes qui s'y seraient accrochées. La branche qui