A. V. VI. 26. 2, et cf. supra p
5. Kauç. 76. 1 sq., 79. 24; A. V. XIV. 2. 48-50.— Comparer le ban-
BANNISSEMENT UES AGENTS IIOSriLES 423
cessiveraent dans trois cabanes, :ï l'exorcisme des substances oraineuses qui la possèdent : on la pose sur du plomb, on l'y lave : puis on met de côté, à chaque fois, le vêtement noir qu'elle porte pour la circonstance, et l'on hrùle la cabane, suspecte de contamination du fluide nocif. La personne sujette à des maux de tête ou autres se coiffe d'un turban tressé en herbe mufija, et sort de chez elle, en secouant dans un van des grains de blé avortés; à l'endroit où l'accès la prend, elle dépose le van, le turban et une corde d'arc-'. Voici le sens probable de cette pratique : il faut faire passer le démon du mal, de la tête du patient dans le turban; pour l'attirer on lui montre des graines ; dès qu'il se manifeste, on le plante là, sous la garde de la puissance meurtrière incarnée dans la corde d'arc. On fait passer le venin de serpent dans des brins d'herbe ou dans un tison, qu'on lance sur le serpent : que le venin s'en retourne d'où il est venu'. On guérit la fièvre en fixant une grenouille sous le lit du malade, qu'on lave ensuite de manière à faire tomber sur elle l'eau d'ablution ; il est à supposer qu'à la fin on lâche au loin la grenouille. De même pour la jaunisse : on frotte le malade d'un enduit jaune, qu'on nettoie en faisant écouler l'eau sur des oiseaux, perroquets, grives et autres, attachés au bas du lit; tout semble indiquer qu'on les laisse ensuite s'envoler '. Pourtraiter un dipsomane, on le fait asseoir sur des branches d'arbre en compagnie d'un homme bien portant, on place sur sa tête une bouillie qu'on remue et qu'on donne à l'autre, « et ainsi il fait passer la soif dans celui-ci », dit le texte; on fait boire de l'eau au malade, et enfin tous deux, drapés du même vêtement, mangent
nissement <les maladies et autres puissances malignes dans des arbres ou des montagnes : A. V. I. 12. 3, II. 25. 4. 1 Kauç S. 31. 3 sqq.— Sur l'usage du plomb, cf. supra, p. 418, n. 5.
2. Kauç. S. 26. 2 sqq. - [Cf. Caland, op. rit., p. 73-74. - V. H.]