sq., et cf. Bloouifield, Seceii Hymns, p. 8 sq
d'écrasement. Mais la personne que menace cette incantation peut se tirer cVaffaire, moyennant qu'on déterre les objets en disant : «Ton bonheur, qu'on avait enfoui sous les trois pierres, sous les quatre pierres, voici que je le déterre, ensemble la richesse et la postérité. » Le sacrifice de sOma prévoit un rite spécial' en vue de rechercher les charmes enfouis par un ennemi ou un rival. Au surplus, la magie blanche recourt éventuellement au même procédé : on a vu plus haut que l'enfouissement d'un mélange de lait, de bouse, de bdellium et de sel assure la prospérité du bétail; si l'on enterre les rognures d'ongles ou de cheveux dans une étable à vaches ou en un autre lieu de bon augure, c'est essentiellement pour les imprégner, dans leur cachette silencieuse, d'un fluide propice qui fera retour sur le sujet dont elles ont été détachées"-.
Enfin l'on croit fournir un véhicule approprié à une substance ou à une vertu magique, en employant à une manipulation quelconque un instrument où cette vertu est censée incorporée. Dans le rite pour la restauration d'un prince proscrit, on lui donne à manger un mets magique, cuit sur du bois qui a poussé d'une souche d'arbre coupé : symbole de résurrection qui cadre bien avec la circonstance^ Dans la même cérémonie, on sème sur le foyer (?) un peu de terre venue du pays du prince exilé, et l'on use encore d'autres ingrédients de pareille provenance'. Pour se débarrasser des fourmis parasites, on offre un sacrifice oi!i l'on se sert d'une cuiller de bois de bâdhaka : le mot hâdliaka signifie (( expulseur )); c'est une façon de mettre en jeu la vertu d'expulsion'. Dans un sacrifice en vue du gain d'une bataille, on construit l'autel (vtidi) avec de la terre qu'un sanglier a fouie de son
1. Dit des uparacâs [ « trous de résonnance »] : Çat. Br. III. a. -1; Taitt. Samh. V. 2.11.