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groin : l'aniinal y a laissé quelque chose de sa vigueur'. La variété même de ces procédés correspond exactement à celle des divers fluides dont l'action, dans chaque cas, doit s'adapter au but poursuivi par le sorcier.
Envouteiitents et charmes similaires. — Le lecteur a déjà rencontré- quelques exemples de l'opération magique qui consiste ii amener la production d'un phénomène quelconque en le reproduisant soi-même en effigie. Le culte officiel des trois feux est particvdièrement riche en rites qui relèvent de ce symbolisme, soit originaire, soit postérieurement adapté : l'allumage du feu matinal est devenu un charme qui fait lever le soleil; le filtrage du sôma, un charme qui attire la pluie'. La course de chars d'où le roi sort victorieux dans la cérémonie du vâjapêya, est un charme qui doit lui assurer vigueur et fougue invincibles'- : le succès artificiel qu'on lui fait remporter symbolise une longue suite de triomphes réels. Ainsi de la partie de dés qui revient en diverses occurrences dans le ritueP : le sacrifiant en doit tirer prolit et chance heureuse. A la fête du solstice, nous avons reconnu, dans la lutte de l'Arya contre le Çùdra auquel il arrache un disque de peau blanche'', un charme qui arrache le soleil aux sombres puissances infernales; et les rites obscènes' qui souillent cette solennité nous sont apparus comme des syra idoles de la fécondité souhaitée des épouses. Tout un vaste et complexe sacrifice du rituel védique, la sautrcunanî, se réduit, semblct-il, dans son essence aune simple opération magique : il s'agit, en reproduisant, d'ailleurs très librement, les princi-