Gôbh. G. S. IV. 8. 15 sq
8. Âçv. G. S. IV. 4. 2 sq., et cf. Çatap. Br. XII. 5. 2. 9 sq.
volant de gauche à droite, ô hibou, pour nous porter bonheur ' ! ))
Il y a des connaisseurs qui savent interpréter les signes des constellations, les marques du corps, notamment chez une jeune fille qu'on demande en mariage, et par dessus tout les songes \ La prévision du temps constitue la spécialité de vieux brahmanes dits(( voyants par la vapeur de fumier » ; car c'est par là qu'ils rendent leurs oracles''. Outre ces techniciens dont chacun se taille son petit domaine, il est universellement admis que les saints personnages, doués, de par la vertu du tapas'' ou tout autre charme % d'une inspiration intérieure et surhumaine, peuvent, soit à certains signes extérieurs, soit j)ar vision spontanée, connaître les événements incertains ou futurs. La littérature narrative multiplie à l'infini le type du prophète : Nârada prédit la mort de Satyavant ; le Buddha prophétise abondamment. C'est le vieil et commun esprit de la croyance populaire qui parle par la bouche du roi de la légende bouddhique" s'écriant avant le combat: « Les saints ascètes savent tout. Qui sait qui vaincra, qui succombera? Je m'en vais interroger l'ermite. » Cette
1. Hir. G. S. I. 17. 1 et 3. — On sait que déjà deux hymnes du R. V. (II. 42-43) ont affaire de cris d'animaux.
2. Dès leR. V.: VIII. 47. 15; cf. Pischel, Zeitsfhr. d. Morg. Ges. XL, p. 111. Voir aussi: Aitar. 7Vr. III. 2. 4. 16 sq.; Chândôg. Upan. V. 2. 8-9; etc. M. Deussen et, évidemment d'après lui, M. Hardy ont mal compris ce dernier passage en l'interprétant au sens de rêves amoureux: Syst. des Vëdcinta,'^. 371; Yed.-bi-ahinan. Période, p. 206. Voici la vraie traduction: « Si, en accomplissant les rites prescrits en vue d'une grâce spéciale, il voit en rêve une femme, puisse-t-il de cette vision onirique tirer succès! »