‹ La religion du VédaChapitre 310 sur 380 · Cf. supra p · texte numérisé non relu

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3. De ce phénomène se dégage ultérieurement, mais de très bonne Jieure, par un processus aisément concevable, le simple présage, qui

de plus en plus s'affranchit des liens de la similitude objective.

4. Cf. supra p. 63. — Dans la catégorie de la découverte des ^choses cachées par Tassislance et le savoir d'êtres surhumains rentre également le « jugement de Dieu » (ordalie du feu, de l'eau, etc.), 'dont l'existence à l'époque indo-européenne a été soutenue avec vraisemblance par M. Kaegi, Fcsi^cAr. d. 39Philolof/encersaniinlung, 1887, p. 40 sqq. Le principe qui le domine, ce n'est pas que la puissance divine punira le coupable, mais que l'omniscience divine témoignera en faveur du sujet ou contre lui. Toutefois le rite se rapproche fort du serment, par lequel on s'exècre soi-même en appelant sur soi le châtiment du mensonge : infra p. 443. Et défait les Hindous rangent l'ordalie dans la catégorie du çapatha, « malédiction, serment »: JoUy, Zeitsc/ir. dcr Morg. Ges., XLIV, p. 346, n. 4, te les textes auxquels il renvoie.

Divix.vnox

de la terre, partie à un terrain de bon augure (cliamp de culture, étable à vaches), partie à un sol impur {carrefour, cimetière), et on en fait des mottes, dont on lui donne une à choisir" : du choix qu'elle fera dépend sa destinée. Pour savoir si l'enfant à naitre sera un garçon, on fait toucher par un lils de brahmane un des membres de la femme enceinte: si le nom du membre qu'il touche est du genre masculin, l'enfant sera màle^ Un feu qu'on allume, dans certaines conditions, entre deux armées montre par la direction de sa fumée l'issue de la bataille'. On peut aussi, avant d'en venir aux mains, poser sur un brasier trois bouts de cordonnet retors : celui du milieu représente la mort ; les deux autres, les armées en présence; de leurs contorsions on

induit l'issue'.

Lorsqu'on vient d'accomplir le rite qui doit procurer un époux à une jeune fille, le côté d'où l'on entend le cri de la corneille est celui d'où viendra le prétendant ^ A un moment donné du sacrifice, la direction que prend la vache fournit un présage pour l'heur ou le malheur du sacrifiant'. Si, lors d'une certaine oblation, le feu jette de vives flammes, le sacrifiant deviendra propriétaire de douze villages; si la fumée s'élève, de trois au moins'. Selon que c'est l'un des trois feux sacrés qui aux obsèques atteint le premier le cadavre, on en augure si le mort est monté au ciel, ou vague dans l'espace, ou demeure sur terre". L'hyène pousse, « soit de gré, soit par ordre», son hurlement omineux; le hibou «vole jusqu'au séjour des dieux », et on lui dit: « Fais le tour du village en

1. Gûbh. G. S. II. 1. 3 sq. — Comparer les augures tirés lors de. la <;onstructioii d'une maison, les(iuels cependant paraissent plus pratiques que magiques : Açv. G. S. II. 8. 2 sq.

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