‹ La religion du VédaChapitre 349 sur 380 · IbUL, I · texte numérisé non relu

IbUL, I

bouddhique : lorsqu'un revenant conte son histoire à un passant, il lui arrive assez souvent d'ajouter' que, dans tant de mois, il « mourra )) et entrera dans tel ou tel enfer. Serait-ce là, traduite dans le jargon de la métempsycose, l'expression du concept que nous analysions tout à l'heure, et suivant lequel la vie d'ombre serait la phase de transition nécessaire entre la mort et l'arrivée de l'âme en sa destination définitive ?

La croyance aux revenants revêt aux époques récentes une forme éminemment concrète : le Divyâvadâna connaît une ville peuplée de spectres'; le Jâtaka, des îles habitées par des femmes-fantômes^ ; dans les cimetières se multiplient les scènes d'épouvante, comme celles du. M âlatïmàdh ara ou du conte du parasol à cinq baguettes ^ On ne se hasardera pas à examiner jusqu'àquel point pareils récits avaient pu prendre corps dès l'époque védique'. L'essentiel, c'est que, dans leur teneur générale, les légendes bouddhiques soient de nature à combler par approximation la lacune que laisse dans nos connaissances le silence des écrits védiques sur cette période de la vie surnaturelle des défunts.

Incarnations des dînes: animaux, plantes, étoiles. — Il n'est pas hors de propos de signaler ici l'extrême rareté des témoignages de la très ancienne littérature hindoue en faveur de l'incarnation des âmes dans des corps d'animaux. Le texte le plus probant à cet égard est sans doute la règle juri-

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