‹ La religion du VédaChapitre 353 sur 380 · Cf. infra p · texte numérisé non relu

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6. Cf. notamment: Barth, Rclifjions of Indio, 3' éd., p. £3, n. 2; Scherman, Vision-^litti'r., p. 29. — La lune aussi est parfois assignée pour demeure aux âmes défuntes : Kaushit. Upan. L 2, et cf.Kâtj-.

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de la grande épopée ' , qui célèbre « ceux qui ont forme d'étoile, qui sont brillants à contempler comme des lumières, petits par la distance quoique de stature colossale » : ils resplendissent « de leur propre éclat qu'ils se sont acquis par leurs oeuvres pies», sages de race royale, héros tombés dans la mêlée, ascètes dont les macérations ont conquis la gloire céleste. Or c'est là l'amplification épique d'une matière fournie par le Véda : « on peut voir briller dans les hauteurs les âmes des sages qui ont fait le bien », dit un texte juridique* ; et un Bràhmana ', après avoir dit que les étoiles sont des femmes, ajoute qu'elles sont « la lumière de ceux qui par leurs bonnes œuvres sont montés au ciel ». N'est-ce pas dans le même sens qu'il convient d'entendre des témoignages plus lointains encore? « Au haut du ciel se tiennent ceux qui ont •donné [aux prêtres] les honoraires du sacrifice », dit le Rig- Véda; et il nous montre, habitant le ciel, clés Rshis riches ■en ascétisme, les poètes qui veillent sur le soleil »^ L'Atharva- Véda (XVIII. 2. 47) dit que les célibataires morts sans enfants, « montés au ciel, resplendissent sur l'échiné du firmament». La Grande Ourse s'appelle «les Sept Rshis »; Tune des Pléiades porte le nom de la fidèle épouse Arundhati, et les Pléiades en masse sont les épouses des ours célestes : ces traits épars ne sont-ils pas autant de vestiges d'un vieil animisme stellaire ?

Les Morts et les "Vivants.

Les âmes des ancêtres, alors même qu'elles ont atteint leur définitive demeure, n'ont pas plus que les hôtes de l'Hadès dans la croyance hellénique rompu toute relation avec la terre : comme ceux-ci, bien que par des voies diffé-

XXV. 6. 11. Je renvoie aussi, mais sans accepter ses théories, à la Ved. Mijth. de M. Hillebrandt, I, p. 276 et 394 sq.

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