‹ La religion du VédaChapitre 354 sur 380 · Çatap. Br. VI · texte numérisé non relu

Çatap. Br. VI

4. X. 107. 2, 154. 5. Seraient-ce les « sept Rshis » au sens de « la -Grande Ourse » ?

LES MORTS ET LES VIVANTS l83

rentes;, elles communi(iiient avec les vivants et influent sur leur sort. C'est ce qui ressort, avant tout, de la permanence du culte mortuaire, qui fait partie intégrante de la vie de famille: à chaque nouvelle lune, ou tous les mois pendant la quinzaine décroissante, de préférence l'après-midi, — moitié décroissante du jour, — il échelonne ses périodes d'un bout à l'autre de l'année' ; puis, certaines fêtes extraordinaires se célèbrent plus spécialement à l'intention des Mânes, : — les Sâkamêdhâs'-, les Ashtakâs d'hiver, vers la fin de l'année'', et des pluies aussi, sans doute, si l'on en croit les textes récents'. — Si les récits épiques abondent en évocations de morts, toute la littérature d'hymnes et de formules du Véda est pénétrée, sous les formes les plus diverses, de l'idée des rapports incessants entre les défunts et les survivants \ En général, c'est aux «Pères» qu'on s'adresse ; mais parfois le brahmane officiant interpelle nominativement les ancêtres des familles sacerdotales, Kanva, Kakshivant, et déroule toute la litanie de ces j)atriarches ; ou bien le poète qui appartient ;i la race des Vasishthas invoque les Vasishthas défunts''.

1. Parmi ces sacrifices périodiques, le plus important est le çvâddhn, littéralement « [la pratique] qui repose sur la toi » [çraddhâ). Il s'agit, ici comme presque partout, de la confiance du sacrifiant dans les brahmanes : cf. Taitt. Sanih. VII. 4. 1. 1, Pane. Br. XII. 11. 25; Çat. Br. XIV. 8. 4. 10, et même l'hymne de la Çraddhâ (R. V. X. 151), où cette nuance de sens se laisse très nettement apercevoir. Et ces brahmanes, bien entendu, sont ceux qu'on invite au banquet, que l'on comble d'hommages, les bénéficiaires, comme disent les textes pâlis, « des mets qu'on ofîre en gage de foi » {saddhadeyyâni bhôjanani).

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