‹ La religion du VédaChapitre 358 sur 380 · Taitt. Br. I · texte numérisé non relu

Taitt. Br. I

l'intervention des morts dans la défaite d"im vivant, ennemi de leur descendant. Du même principe relèvent les précautions prises, à l'oblation mortuaire, contre les Dasyus' qui auraient revêtu l'aspect de parents pour se glisser parmi les pères invités : on les chasse en brandissant de part et d'autre un tison enflammé- ; car de ces ennemis surnaturels on ne saurait -attendre qu'odieuse malice'. On retrouve aussi dans l'Inde la croyance, assez répandue ailleurs, qui entoure d'une épouvante toute spéciale l'âme des morts-nés : ce sont des vampires*. Enfin la liturgie de l'office des morts, avec ses mille mesures préventives, semble dominée tout entière par cette idée, que, faute de se garder des morts, on s'expose à pâtir de leur trop grande familiarité.

Mais, dès l'époque de l'Atharva-Véda, la croyance aux méfaits des âmes devait être en voie de très sensible effacement. Nous avons déjà fait observer que, dans ce recueil, ce ne sont point les morts, mais des démons, des Rakshas, — l'imagination des contemporains ne voit rien au-delà de ces noms propres, — qui apportent aux humains la maladie et le malheur'.

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