A. V. XVIII. 2. 53. Cf. supra p. 63 et
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tion de garder la chasteté, de coucher sur le sol, de ne manger que des aliments achetés ou reçus en présent' .
Soit à les envisager en eux-mêmes, soit à les comparer avec les usages analogues relevés parmi les tribus à l'état de nature', on s'assure sans peine que, du moins dans leur acceptionoriginaire,cesont autant de précautions préventives contre les dangers qui émanent de la présence du mort. (( Aussi longtemps », dit le code de Vishnu', « que dure l'impureté des membres de la famille, le prêta'' ne trouve pas d'endroit où se fixer : il s'en revient donc auprès de ceux qui lui ofïrent les mottes de pâte et les libations d'eau ». Rien de plus topique, moyennant qu'on retourne la proposition : tant qu'on peut redouter le retour de l'âme, les membres de la famille restent impurs, c'est-à-dire sur le qui-vive en face d'un péril incessant' . Nulle part la raison d'être de cette défensive n'apparaît plus nettement que dans les précautions relatives à l'alimentation. Quelques usages parallèles, empruntés à d'autres nations, la mettront mieux en lumière.
L'Avesta s'accorde de tout point a\ec l'interdiction védique": il défend aux membres de la famille de faire aucune cuisine durant les trois jours qui suivent un décès, et Dastur IIoshangji" nous apprend qu'aujourd'hui encore les Parsis s'abstiennent pendant trois jours de rien cuire sous un toit visité par la mort; en conséquence, à moins que la cuisine n'ait un toit particulier, ils ne mangent que ce que leur donnent leurs voisins. Des gens de civilisation fort inférieure ob-
l.Cf. ce qui a été dit plus haut (p. 350 sqq.) des observances cultuelles.
2. Cf. notamment Wilken, Rec. colon, internat., IV, p. 318 sqq.