‹ La religion du VédaChapitre 6 sur 380 · XII PREFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XII PREFACE DU TRADUCTEUR

Ce tableau de la littérature védique est fidèle, quoique sommaire; mais j'ai peur qu'il n'en donne pas une idée bien attrayante. On se tromperait fort, pourtant^ à la croire sans mérite . Trop exaltée jadis, au moment où elle se révéla à l'Europe étonnée et ravie, elle a depuis porté la peine d'un engouement irréfléchi qui admirait avant de bien comprendre : il est devenu de mode aujourd'hui de la rabaisser au delà de toute mesure, et le débutant qui s'y engage malgré les aspérités de l'abord peut craindre, le but atteint, de n'être point payé de sa peine . Tous ceux qui liront le présent livre ne sont pas destinés à devenir des védisants ; mais ceux à qui il en inspirerait la pensée et le goût, on peut d'avance et hardiment les rassurer sur le résultat de leur efïort. Passons condamnation sur les Brâhmanas et les Sûtras : quel agrément exiger de ces compilations techniques ? Les deux principaux Védas, le Rig et l'Atharva, renferment, — le premier surtout, — soit comme idées, soit comme tour de style et de poésie, de grandes, de nombreuses, d'incomparables beautés ^ .

J'ai peine, je l'avoue, à comprendre qu'on se réclame de « la critique sévère des Bergaigne et des Oldenberg ))", pour faire justice des enthousiasmes qu'elles

pitre V de rÂçval. Çr. S. qu'a publiée M. P. Sabbathier sous le titre: l'Agnishtôma, Paris, Imp. Nat.,1890, et Journal Asiat., S' sér., XV, p. 5 sqq.

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