‹ La religion et la liberté (volume 2)Chapitre 116 sur 152 · Saint Grégoire de Nyssc, Ad c. Eunomium , I · texte numérisé non relu

Saint Grégoire de Nyssc, Ad c. Eunomium , I

G. Philostorge, Hist, eccl., IX, ta.

SAINT BASILE

moralement obligés d’agir, mais ne se décident pas sans un devoir impérieux à sortir de la retraite qui fait leurs délices. Cette grande réserve ne provenait pas, chez lui, d’une âme portée à la tristesse : ses lettres ont de l'enjouement, avec le sel le plus fin, et un sentiment très vif des beautés de la nature. Grégoire de Nazianze dit qu’il se plaisait aux réunions d’amis, racontait à merveille, et n’était pas ennemi d’une spirituelle plaisanterie1. Mais le trait caractéristique de sa personne moralecomme de sa personne physique était la constante possession de soi-même, se traduisant au dehors par un calme inaltérable, une politesse mesurée. S’il avait à contredire, il le faisait d’une manière très nette, mais avec une extrême douceur*. Il était de ceux à qui il suffit d’un sourire pour marquer l’approbation et qui blâment par leur silence3. Saint Grégoire de Nazianze ajoute que beaucoup, parmi ses contemporains, s’efforçaient de copier ses allures, son langage, ses manières, les moindres particularités de sa démarche et de son costume : la maladresse même des imitations, qui témoignaient de la popularité de Basile, faisait ressortir le naturel et la distinction du modèle*.

i. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XUIl , 64.

a . Ibid.

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