FIN DE LA TABLE DES MATIÈRFS
IMPRIMERIE GENERALE DE CH. LAHURE Rue de Fleurus, 9, à Paris.
l’enfance.
né des cinq frères fut obtenue, dit l’un d’eux, par les prières ferventes de leur père*.
Basile naquit à Césarée, en 32c). Il fut mis tout de suite en nourrice chez des paysans des environs, à qui ses parents donnèrent, pour prix de la nourriture, l'usufruit de quelques-uns de leurs esclaves*. Ce mode assez étrange de paiement étonnera peut-être, de chrétiens fervents comme étaient le père et la mère de Basile; mais il faut ajouter que les nourriciers paraissent avoir été de bonnes gens, attachés au christianisme, et capables de traiter humainement des esclaves : Basile conservera toujours avec eux les plus affectueux rapports : leur fils, qui fut son frère de lait, se fera prêtre \ La libéralité des parents de Basile équivalait à peu près à fournira des paysans, qui étaient vraisemblablement des cultivateurs, une escouade gratuite d’ouvriers agricoles. L’enfance de Basile fut délicate, à en juger par la frêle santé dont il ne cessera de se plaindre. Un de ses frères raconte que, tout jeune, on le crut atteint d’une maladie mortelle : mais, en songe, son père entendit Jésus qui lui disait, comme au petit roi de Capharnaüin : « Va, ton fils est vivant*. » Quand Basile fut rentré dans la maison paternelle, son père, nous diton, s’occupa de son éducation avec une grande sollicitude, dirigeant lui-même ses études enfantines, et ne craignant pas de lui parler parfois le langage le plus élevé*. Basile le père paraît avoir, à cette époque, quitté la Cappadoce pour le Pont, et s’être fixé près de sa mère, la vieille Macrine, dans le domaine de famille que celle-