‹ La religion et la liberté (volume 2)Chapitre 35 sur 152 · Saint Grégoire de Nazianze, Oratio A 'LUI, i5, iG · texte numérisé non relu

Saint Grégoire de Nazianze, Oratio A 'LUI, i5, iG

LES ÉTUDES. Il

ils se groupaient par nations1 * 3 4 5. En arrivant clans ce milieu agité, les nouveaux venus éprouvaient, ordinairement, un moment de gêne. Il leur fallait subir de nombreuses brimades*. Ils n’étaient, enfin, reçus dans la familiarité de leurs camarades qu’après le baptême universitaire, à la suite d’un bain où on les menait avec une pompe comique*. Basile, accoutumé aux égards, fier des succès déjà remportés, naturellement grave et réservé, et d’une santé délicate, eût beaucoup souffert de ses débuts à Athènes, s’il n’y avait rencontré tout de suite un ami et un protecteur*.

Cet ami était Grégoire de Nazianze. Il avait déjà connu Basile aux écoles de Césarée; mais rien n’indique qu'ils se soient liés à cette époque. Après Césarée, l’un et l’autre avaient d’abord suivi une voie différente. Pendant que Basile allait à Constantinople, Grégoire avait étudié à Césarée de Palestine, sous le rhéteur Thespesius, puis avait passé quelque temps à Alexandrie, où Didyme occupait la chaire jadis illustrée par Pantène et Origène. D’Alexandrie il s’était rendu à Athènes, éprouvé, pendant la traversée, par une épouvantable tempête. Il était déjà influent parmi les étudiants athéniens, quand arriva Basile. Grâce à sa protection, le nouveau venu, « par une exception unique, » fut dispensé du bain et des brimades. Ainsi, raconte Grégoire, se noua notre amitié*.

Un incident la rendit plus étroite. Les étudiants arméniens étaient nombreux à Athènes. Parmi eux quel* ques-uns connaissaient Basile. Les uns avaient été ses

i. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XLIII, 17.

a. Ibid., 16.

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